Plouf !
samedi 11 février 2006, par
Face à cette situation, Arnaud aurait bien dit qu’il fallait faire quelque chose d’actif, mais ça avait déja été utilisé et, de toutes façons, Thierry ne semblait pas vraiment se soucier de la disparition soudaine du mineur. Or, Arnaud tenait Thierry pour un modèle de réflexion, et il se fiait à ses réactions aux événements pour savoir quoi faire - ce qui n’était pas vraiment sage, mais passons.
Il y eut un instant de flottement et un autre de chute, puis, juste avant que le silence soit oppréssant et pour éviter une autre démonstration de violence à son encontre, le sus-mentionné modèle d’Arnaud en matière de réflexion résolut d’engager la conversation.
Bon, dit-il, le mineur est parti, et il savait ton nom.
Ah.
Et il a produit le bruit qui nous a alerté en se cognant la tête à une paroi. ajouta-t-il
Ah. répéta Arnaud
Et il aime pas les canapés.
Ah.
Oui. confirma Thierry
Et ? questionna Arnaud
Bah j’aimerais savoir comment il connaît ton nom.
J’en sais rien.
A mon avis, ça a un rapport avec ce pourquoi tu m’as appellé. signala Thierry
Sûrement. confirma Arnaud
Et pourquoi tu m’as appellé ? lui demanda Thierry
Je sais plus.
Ah.
Copieur.
Le silence s’imposa - d’ailleurs de manière assez impolie.
Arnaud avait adopté la posture de penseur qu’il affectait dès que la situation semblait nécessiter une quelconque réflexion.
Thierry, lui, s’était avachi dans le canapé - trop déboussolé pour s’apercevoir de son absence - et cogitait sec. D’ailleurs, Arnaud eut la sagesse d’esprit de l’humidifier un peu afin d’éviter la déshydratation.
Dans l’esprit de l’homme, diverses hypothèses se formaient. Mais à vrai dire, aucune n’était assez farfelue pour pouvoir approcher la vérité.
S’ensuivit un blanc considérable qu’Arnaud tenta tant bien que mal de repeindre en jaune canari - pour faire plus beau - et qui fut battu en neige lorsque Thierry sortit de sa rêverie.
Hum... J’ai bien quelques idées sur la situation... déclara-t-il
Oui ? demanda ardemment Arnaud
Mais elles sont tordues. finit Thierry
Ah.
Descendons à la cave.
Mais pourquoi ? demanda Arnaud
Pour chercher des outils. expliqua Thierry
Mais pourquoi ? répéta Arnaud
Bah pour redresser mes idées ! s’écria Thierry
Ho.
Ainsi fut fait. Enfin, après quelques cataclysmes évités de justesse grâce à divers meubles, mais ça retire tout le solennel d’une telle déclaration.
3 septembre
Premier chapitre de confusion immobilière, le roman feuilleton de Phiip. Comme pour Politiquement correct, un chapitre par semaine.
Découvrez ainsi au jour le jour les oeuvres des deux plus grands écrivains justement méconnus de leur époque.
Confusion Immobilière, c’est tous les mercredis, et c’est sur le Zine. Pour en discuter, c’est sur le forum
Après plus d’un an d’écriture, Confusion Immobilière est enfin terminé, sur l’épilogue qui nous apporte enfin l’explication tant attendue de la mort de Serge Amiral !
Vous pouvez maintenant le lire en intégralité ici. On va appeler ça mon cadeau de Noël !
Une grande aventure se finit, et un grand merci à Johnny en particulier pour cet effet réciproque d’entraînement qui a si bien fonctionné !!
Plus tard, certainement un autre roman, mais pas tout de suite. J’ai par contre quelques petites nouvelles en tête...
Cette semaine, lancement de deux nouveaux romans à parution hebdomadaire :
Kouin nous présente "Série K : Jane et Dick", qui paraîtra désormais le mardi, série de politique fiction avec une touche d’absurdité et de légumes...
doc guntherduck entame dès dimanche "Le Syndrôme de Dussse", qui nous décrit avec assez peu de sérieux le parcours de Raymond qui cherche des ouvertures...
Toutes les semaines, dans le Zine et nulle part ailleurs !
Un nouveau roman, collectif cette fois-ci. Un auteur différent par chapitre, le premier qui le dit qui l’est. C’est là que ça se construit, mot après mot, jour après jour.
Non-Non raconte l’histoire romantico-débile d’un psychanalyste et de son patient, de la belle Maddie et de l’étrange Isabelle, de Non-Non qui n’est pas une tarlouze.
Non-Non, le samedi et le mardi sur le Zine.