Les beaux histoires de Tata Zali
5 000 ans d’évolutions entre les nichons et les mecs relous.
mercredi 22 août 2007, par
Allez. Mettons que la civilisation Indo-Européenne ait environ cinq millénaires. Et étudions la raison qui fait qu’elle se fera toujours avoir sur le point précis du rapport humour/seins par les Japonais.
On ne se rend pas compte que quand on prononce un mot, on prononce des millénaires de torsions linguistiques, d’invasions, de villages brûlés et de nouveaux nés attilaïsés, germanisés, francisés ou simplement éradiqués. Les circonvolutions complexes de la langue ont donné une subtilité extraordinaire à tout ce que nous disons, avec un bonheur plus ou moins uniforme, de Brest à Katmandou.
Les langues indo-européennes dont nous sommes, nous autres francophones, une des expressions, sont d’une richesse folle. On peut même en faire de l’humour drôle. Vous savez cette chose si déplaisante qu’est le calembour. Puis il y a la contrepèterie. Le mot d’esprit, le trait d’humour, la blagounette, la plaisanterie, l’allégorie, la boutade, la faribole, l’historiette. On peut utiliser la causticité, l’absurde, l’ironie, la gaillardise, la paillardise, le second degré, le flegme, la morbidité, l’acidité. Et puis on peut faire un des trucs les plus cons de la galaxie, une maladie affreuse apparue probablement dans les années 90 et devenue épidémie mondiale francophone : foutre "ou pas" à la fin se ses phrases. Ou pas.
C’est idiot et pas drôle. C’est toujours mal employé, c’est agaçant, redondant comme un mec qui cite des scènes de film en entier alors que personne écoute, c’est charismatique comme une biscotte sans sel. C’est tout de même affreux : 5 000 ans d’évolution et de soubresauts ayant traversé les âges de la pierre polie à la pierre nucléaire en passant par la pierre Bérégovoy, tout ça pour que des mecs finissent tout et n’importe quoi par "ou pas" en attendant que ça fasse rire quelqu’un. Les gens qui disent sans arrêt "ou pas" devraient faire attention à leur karma, je suis sûr que ça va les faire se réincarner en biscotte sans sel. Oui je sais que ça fait deux fois que je parle de biscotte sans sel mais tout a l’heure j’en ai mangé une par erreur en croyant que c’était une biscotte de personne civilisée, et j’ai encore ce goût de miette de carton dans la bouche, c’est immonde, depuis j’ai décidé de saisir toutes les occasions de dire du mal des biscottes sans sel.
Bref, mon article va cesser de se faire court, alors pensons plutôt à une chose. Quand on dit "ou pas", ça n’a jamais la moindre utilité. Par contre, ce qui a mon sens s’en rapproche le plus dans la langue des habitants de l’achipel nippon [1], c’est le mot "oppaï".
Oppaï veut dire poitrine. Sous entendu poitrine de femme, si possible composée de deux seins, et dans l’idéal de la même couleur, à peu près symétriques et possible à distinguer du reste du torse.
Je ne m’étendrais pas là-dessus, mais même si c’est un gros cochon, je préfèrerais toujours un mec qui me parlera de nichons plus que de raison à un GROS RELOU PENIBLE QUI FOUTRA OU PAS A LA FIN DE TOUT CE QU’IL DIT. En conséquence de quoi :
Terrien Normal>Nichon Nippon>Mec qui dit "ou pas">Biscotte sans sel
Oppaï.
[1] vous pouvez d’ailleurs remplacer "ou pas" par "nippon ni mauvais" dans un autre article rageur.
Le discours de Ségolène Royal prend enfin des allures de programme de campagne à la con en ne proposant rien d’autre que de taper sur l’ennemi. A la fête de la fleur qui pique, elle se lâche : Qui considère les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d’ajustement ?
Ton mari, chérie, pour faire gagner son parti, et pas avec n’importe qui : avec toi.
On n’a jamais assez de temps pour tout faire, on ne retrouve pas les clefs de la voiture, on est enseveli sous des piles de paperasse, on rate des rendez-vous parce qu’on en a pris trois le même jour à la même heure et on ne retrouve plus le post-il où on avait noté le mot de passe réseau.
Bref si tout cela vous semble familier il est grand temps de prendre un virage à 360 degrés en devenant enfin : quelqu’un d’organisé !
Selon La Rochefoucauld, "Si l’homme est organisé, alors l’homme est beaucoup plus organisé que l’homme qui n’est pas aussi organisé que le premier dont je parle dans cet maxime". Ou quelque chose du même genre, qui produit le même effet.
J’avais noté la maxime originale sur un vieux post-it que j’ai ensuite collé quelque part...
Thanksgiving : c’est le jour où les Américains remercient Dieu de leur avoir donné le pop-corn. La tradition exige qu’on prépare une grosse dinde pour le repas. Pensez à la faire cuire pendant trois heures au moins à une température de 8500°C (un petit truc simple pour vérifier consiste à prendre le pouls de la dinde sur son poignet). Ensuite videz la, mélangez le tout entre vos mains et remettez le où vous l’avez trouvé.
Asseyez vous confortablement et régalez vous de ce délicieux diner traditionnel, le même que celui des Pilgrims, les premiers pionniers.
Notez qu’aucun d’entre eux n’est encore en vie.