Les beaux Histoires de tata Zali
Les nationalistes japonais n’ont rien inventé.
mercredi 26 septembre 2007, par
Alors voilà, comme ça un Kamikaze serait un aviateur un peu casse-cou prompt à se précipiter pour de rire sur des bateaux Hawaïens. Eh bien non, les nationalistes japonais des années 40 ont piqué ça à une vieille histoire rigolote du 13è siècle impliquant des hordes mongoles et du vent.
ATTENTION. Tout point commun entre cet article et quelque chose qui serait arrivé pour de vrai à n’importe quel moment de l’Histoire ne serait qu’une heureuse coïncidence.
Allez, je sais bien que tous les Beaux Histoires de Tata Zali finissent par parler de trucs asiatiques, mais c’est pas grave, les asiatiques sont discrets et polis, ils ne viendront donc pas se plaindre parce que je raconte un peu n’importe quoi.
Bon allez, pour les Kamikaze, je suis à peu près sur de mon coup *tousse tousse*. Il était une fois Kubilaï Khan, qui en avait marre de dormir sous un yahourt au fin fond de la Mongolie. Khan, en Mongol, ça veut dire à peu près "mec à qui il vaut mieux que tu donnes la moitié de ton or sinon il te prend l’autre moitié, fout le feu à ta femme et viole ta maison.". Alors Kubilaï Khan, disons au 13è siècle de notre ère (ouais, je suis a peu près sur de mon coup, ouais...), regarda autour de lui, et vit les Chinois, dirigés, mettons, par les Ming. Ou les Song, ou les Yuchi, je sais pas, on va dire les Ming. Les Mings virent arriver les Mongols, et baissèrent poliment leur pantalon après quelques branlées monumentales, j’vous raconte pas. Ensuite Kubilaï trouvait la Chine un peu étroite, alors il décida d’agrandir la maison d’une pièce, en prenant la Corée (dirigée par les heu... ça j’avoue je sais pas, alors disons les Kouryô, googelez ça ils ont vreaiment existé ! Pas à cette épioque là, ceci dit.). Les Kouryô baissièrent poliment leurs pantalons aussi, bien que revêtus de sorte de robes étranges à frous frous et rubans. Mais le baissage de culotte est une sorte de métaphore littéraire dans le présent article.
Kubilaï dit alors "bon j’ai un appartement et un cagibi, il vaut mieux prévoir une annexe pour ranger les invités." Ainsi il se rua sur le Vietnam, dirigé par les Lê, les Trinh ou les Nguyên (oh m’emmerdez pas c’est un des trois !), lesquels baissèrent poliment leur pantalon mais finirent par ne pas être envahi a cause d’un imbroglio impliquant des éboulements de montagnes, ce qui ne nous intéresse guère ici. Kubilaï fut très vexé de ne pas gouter à la cuisine Vietnamienne, alors il regarda un peu à l’est. A l’est il y avait le Japon, dirigé par tellement de péquenots en armure de bois qu’on pouvait à peine parler de peuple. C’était franchement trop fragmenté pour ça. Le Japon, en proie à une guerre civile permanente à base de coups de batons dans ta gueule et de diverses révoltes paysannes, était a peu près défendu des invasions extérieures par trois forteresses faite en légo peuplées de Shoguns (littéralement "gros poivrot en armure de bois") et par les prières intenses des magiciens locaux pour repousser les éventuels étrangers. Ce n’était pas franchement à l’épreuve de la pratique, vous imaginez bien. Donc, Kubilaï, avec un patchwork de soldats coréens, mongols et chinois, déboula sur le Japon à la tête d’une flotte que même l’US Navy y aurait réfléchi à deux fois avant de s’y frotter. Comme je l’ai massivement sous-entendu dans les quelques paragraphes précédents, c’était un combat très légérement défavorisé en faveur des continentaux. A mon avis, les Daimyos (littéralement "c’est moi le chef ici, la preuve je commande plus de quatre soldats") japonais s’étaient barrés en Suisse pour planquer leur magot.
(là en général c’est le moment ou je commence traditionnellement à bâcler mon article, puisqu’on arrive au coeur du sujet.). Bon, Les Mongols pulvérisent dans un ouragan de victoires militaires amusantes les trois fortins de bois qui défendent le Japon médiéval, et demandent à leurs interprêtes de chercher dans leur dictionnaires une manière polie de dire en Japonais ancien "auriez-vous l’obligeance de baisser immédiatement votre pantalon s’il-vous plaît ?".
Les Japonais étaient prêt de s’exécuter, quand heu... mettons Merlin l’Enchanteur, enfin un mystique quelconque, sortit du bois et se mit à prononcer des imprécations. Je ne pense pas que les hordes du Kubilaï Khan aient été très impressionnés de voire débarquer un guignol en robe les maudissant, et pourtant ils allaient s’en mordre les doigts.
Car quelque part dans le cosmos, Fujin - ou Raijin, je sais plus- le Dieu du vent et des orages, entendit la supplique de Merlin. Il provoqua un torrentiel ouragan divin sur les troupes continentales.
"Kubilaï Khan n’a pas peur du vent, dit Kubilaï Khan.
Heu... Chef ? dit un de ses subordonnés"
Kubilaï se retourna vers la côte pour voir sa flotte à feu et à sang, en train de sombrer à cause de l’ouragan. Ce qui eu d’ailleurs pour effet d’éteindre le feu et de diluer le sang. Bref, la tempête céleste avait complètement balayé les navires ennemis. C’est alors que les soldats coréens s’approchèrent de Kubilaï et lui dirent :
"Honorable maître, vos navires ont coulé n’est-ce pas ?
Il semblerait, servile coréen.
Nous vous informons donc que nous allons nous mutiner et vous foutre sur la gueule, honorable salaud esclavagiste."
Quelques jacqueries plus tard, ce qui restait des flottes mongoles repartit piteusement administrer la Chine. Les Japonais, relativement effarés de voir qu’ils étaient restés indépendants, attachèrent le barde du coin à un cerisier et firent un grand banquet ou le saké coula à flot.
Ils baptisèrent la tempête bénie "Kamikaze" (le vent des dieux), ce qui entre nous était quand même plus classe que "l’opportun phénomène météorologique de très basse pressions".
Et puis un jour de stupides nationalistes reprirent le concept pour l’appliquer à une théorie ballistique relativement couteuse en bons aviateurs. Salauds de nationalistes, ils salissent tout avec leurs sales pattes pleines de drapeaux.
Face à la levée de boucliers islamistes, promettant au pape les pires représailles si il met un pied dans Sainte-Sophie (Istanbul) ce dernier à fait savoir :
« C’est pas grave, j’irai visiter la Mosquée Bleue, c’est juste en face  »
Augusto : Putain, ils t’ont pas raté !
Saddam : Allah est grand ! Allah me vengera !
Augusto : Tout ça pour 148 morts ! Mouhahaha !
Saddam : Allah est grand ! Allah me...
Augusto : Le jour de l’Aïd al-Adha. Tu vas être un vrai Christ Musulman !
Saddam : Putain... Fait chier.
Arrestation de l’ex-président du Pérou, Alberto Fujimori, à Santiago du Chili, au Chili.
Ça va péter grave.
19 octobre 2004 : le film de Devilman sort sur les écrans japonais.
Deux jours après, le typhon n°22 frappe les côtes de l’archipel ; quelques jours plus tard, un tremblement de terre fait 21 victimes dans la région de Niigata.
Si seulement les plaques techtoniques en dessous d’Hollywood pouvaient être aussi bien éduquées...