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Spinoza et moi

samedi 26 avril 2008, par Phiip

L’autre soir, je prenais un apéro bien mérité en compagnie de mon ami Spinoza, lorsque le bougre me prit à parti et commença à m’expliquer que, selon lui, la philosophie posait sa douce empreinte dans les recoins les plus improbables de la culture moderne, et que quand NTM scandait :

« non je ne suis pas de ces loustics
complètement idiopathiques
et ma vertu est acoustique
et j’en suis fanatique
car je tiens tous ces mots
d’une inspiration mystique »


En fait, l’inspiration n’était pas si mystique, il se trouvait justement qu’il avait dîné l’année dernière avec Joey Starr au Fouquets (il avait pris une frite, et Joey un burger) et Spinoza lui avait prêté son dictionnaire de rimes, après, Joey avait traité le loufiat, mais comme ils étaient aux rimes en « ics », Spino avait proposé loustic, et Joey, il avait tout noté sur la nappe en soie de la table, et ça avait fait toute une histoire quand il avait voulu prendre la nappe avec son prochain disque dessus.
- Ah, t’es con, lui réponds-je, pas pendant le Pastis, ça gâche le goût, tes conneries !

Spinoza ne put que constater qu’effectivement, la philosophie et le Pastis ne faisaient pas bon ménage, et que mon visage rougeaud en était la preuve, et il partit jouer aux fléchettes avec Darwin.

Je commençais par ricaner au bon mot de mon ami avant de m’apercevoir plutôt vite (deux minutes après seulement) qu’en fait, cet enculé s’était foutu de ma gueule. Mon sang à 0,9° d’alcool ne fit qu’un tour, je me levai d’un bond et me foulai le poignet en essayant de me rattraper à un tabouret de bar, mais les tabourets de bar, ce n’est pas conçu pour freiner les chutes mais pour les aggraver en assommant les clients, faut le savoir, c’est important.

Fort bière

Je me dirigeais vers Spinoza en me frottant le front. Afin de tromper sa vigilance, j’avançai vers lui en zigzaguant discrètement (je ne renversais qu’une table en passant). Pourtant, alors que j’avais vachement bien préparé mon raisonnement durant le trajet, je fis un énorme effort de synthèse pour abréger ce qui aurait été sinon un massacre rhétorique.
- Spinoza enculé, tu m’as traité, là, hein, tu m’as traité, hein ?
- Mon ami répondit Spinoza, je...
- Tu m’as traité, enculé, tu m’as traité, hein ? (décidé à ne pas me laisser prendre par surprise une seconde fois, j’alignai répartie sur répartie, lui laissant à peine le temps de reprendre son souffle).
- **soupir** Non, je ne t’ai pas traité, et je n’ai pas médit sur ta mère, je dissertai simplement sur les rapprochements entre la culture populaire et-
- entre la culture populaire et les enculés, hein ?

Ce qu’il faut savoir avec Spinoza, c’est que certes, il a écrit des bouquins sympas comme tout qui disent des trucs très profonds –je les ai pas lus, mais j’ai lu leur critique sur le blog mabiteengrosplan.com, ça avait l’air vachement bien, et puis arrivé à la librairie, je n’avais que dix euros sur moi alors je suis ressorti m’acheter un hot-dog et un Coca- donc Spinoza, il aime pas quand on le traite d’enculé.

En fait, si je le traite, c’est une stratégie, nos plus belles discussions philosophiques se sont déroulées après une rapide échauffourée (car je suis aussi balaise qu’une moule, et lui il a un punch de fillette de huit ans).

Alors moi, je le traitai à nouveau d’enculé–je pense que la parenthèse précédente vous aura mieux permis de mesurer la subtilité de ma stratégie- afin de juger de sa réaction, et (ensuite, on m’a raconté) Darwin m’a assommé avec une chaise, et puis Spinoza m’a bourré de coups de pieds pour déconner (on est super-copains tous les deux, mais parfois on se taquine, de toute façon, il donne des coups de pieds comme une gonzesse, alors…) et le patron m’a foutu dehors, où je me suis réveillé au petit matin.

Je ne me souviens plus de pourquoi je vous racontais tout ça…

    Une bouteille à la mer par Johnny , Septembre 2003

    Le président du FN lance sa campagne électorale à bord d’un bateau.

    Le symbole est très fort :
    - si vous votez FN, la région partira à la dérive.


    Soudan oh Soudan... par Vonderwomane , Décembre 2003

    Intisar Bakri Abdulgader, 16 ans, qui fréquente une école de Khartoum, la capitale du Soudan, a été reconnue coupable d’adultère et a été condamnée à recevoir 100 coups de fouet.

    Sa peine sera appliquée le 20 décembre prochain.

    Au Soudan, les femmes sont libérées : elle aura le droit d’y aller sans son mari.


    Ils ont le moral par Ysabeau , Juin 2004

    Saddam Hussein a annoncé à sa famille qu’il avait le moral, Jean-Pierre Raffarin en a fait de même mais en direction de la France.

    Espérons que les points communs s’arrêteront là.


    paradoxe douanier par Phiip , Décembre 2003

    Les douanes mettent la main sur 56.000 pilules de Viagra non déclarées dans les bagages d’un Saoudien.

    Nos douaniers se tâtent :
    - peut-on qualifier le délit de "contrebande" ?



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