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La biscotte, part 3

Belle maman ?

1er 1996, par Phiip

Puisant dans ses dernières forces, Etienne se releva péniblement dans un rire hystérique étouffé par le sang qui s’écoulait de sa bouche et il se dirigea clopin clopan vers la salle de bain. Alors qu’il passait devant les grandes baies vitrées du livingue, il aperçu sa femme qui rentrait du village en sifflotant gaiement. Dans la maison, la chaleur se faisait carrément étouffante, et la mégère était toujours hors de vue.


En fait, c’est tout à fait normal : n’importe quelle tuyauterie de gaz aurait explosé pareillement sous l’effet de la chaleur d’une telle fournaise. Après la cuisinière, c’est donc tout ce qui contenait peu ou prou du gaz qui sauta. La déflagration détruisit à peu près toute la maison et souffla Etienne à travers les grandes vitres, le lacérant de coupures diverses et l’humiliant profondément devant son épouse adorée en costume Chanel, rivière de diamants et 90-60-90. Alors que comme un oiseau, comme un avion sans ailes ni pantalon ni rien qu’un lambeau de chemise et encore tâchée de lait, il passait devant sa chère moitié qui en le voyant se rendit compte qu’elle avait oublié le poisson, Etienne essaya de la prévenir du danger qu’elle courait en allant cahin cahan à la maison, mais cette dernière, inconsciente du danger qu’elle courait en allant cahin caha à la maison, continuait son chemin faisant, et se prit un éclat de verre provenant de la grande baie vitrée du livingue dans la trachée artère, et passa donc l’arme à droite (richesse oblige) dans un long soupir légèrement emprunté :
"oh mon Chanel couic..."

Etienne quand à lui, défenestré sur le grand chêne du jardin japonais commença à se sentir un peu fatigué, voire déprimé. La Ferrari gisait sous une des poutres de la chambre de la bonne qui était elle empalée sur le tuyau d’échappement de ladite voiture. De la maison, il ne restait que des cendres, des poutres carbonisées et quelques tâches de lait un peu partout, c’était bien la peine de se casser la tête à faire des quotas si n’importe qui se met à gaspiller comme ça, c’est pas du tout une attitude civique. C’est fini, pensa Etienne, plus rien ne peut m’arriver maintenant.

Une poutre bougea légèrement, soulevant un nuage de cendres et quelques gouttes de lait alentours, et une main droite semi-carbonisée surgit des décombres encore fumants, alors que la radio qui s’était remise en marche entonnait un "let’s talk about sex baby, let’s talk about you ’n’ me" particulièrement moyennement alléchant sinon moins en ces circonstances dramatiques. Au loin, un vrombissement caractéristique annonçait sans erreur possible l’arrivée sur les lieux de la jaguar du reporter de Paris Match (le poids des morts, le chocs des gros tas). Pas de panique, pensa Etienne toujours adossé au chêne qui lui avait brisé les jambes, surtout pas de panique let’s talk about sex la la la. Un bras avait suivi la main et précédait une épaule pelée et sanguinolente. Une bouche ouverte dans un hurlement démentiel mais inaudible, striée de longs filets de bave apparut l’instant d’après dans un nuage noir tâché de blanc avec quelques touches purpurines genre sanguinolentes, et Etienne réalisa immédiatement que le cauchemar venait juste de commencer.

La belle-mère était toujours vivante.

    Débat politique par Johnny , Août 2004

    La parole est à l’opposition : "Le gouvernement a fait une campagne médiatique pour nous assurer que le dispositif était prêt pour accueillir une nouvelle canicule. Mais qu’a-t-il fait contre les orages ? RIEN ! Combien de femmes devront mourir en Ardèche avant que Monsieur le nouveau ministre de la santé s’adresse aux français pour les rassurer, et pour leur dire que la République veille encore sur eux ? COMBIEN ?"


    histoires de prénoms par Phiip , Mars 2005

    Leur garçon s’appelle Micose.

    Alors ils ont décidé d’appeler leur future fille Cystite.


    De lâ ??usage des pluviomètres en décoration de jardin. par Pas sage , Juin 2005

    Si jÂ’avais un jardin, je dis si parce que je vie en appartement, bon dÂ’accord je pourrais mettre une petite jardinière sur le rebord de la fenêtre et faire comme si. Donc, dans ma jardinière jÂ’ai placé un pluviomètre, vivant, parce que mort on comprend rien, et cÂ’est joli.

    Et vous, que pensez vous dÂ’un pluviomètre vivant dans son jardin, nÂ’est ce pas plus joli quÂ’un con de nain ?


    Débarquement par LaHyenne , Août 2004

    Les touristes sont attirés par le soixantenaire du débarquement. En effet la fréquentation gagne 15% cette année. Un succès inégalé en Normandie depuis 1944 et qui fait réver de nombreux professionnels du tourisme un peu partout dans le monde.



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