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Confusion immobilière

chapitre 03 : l’art du dépotage

mercredi 17 septembre 2003, par Phiip

On ne peut pas réduire l’art du dépotage à l’acte de transvaser une plante dans un pot plus grand. Le dépotage exige à la fois tout un cérémonial, une ambiance et un savoir faire qui ne peuvent pas s’improviser en cinq minutes.


Paul avait d’abord, deux semaines plus tôt, fait circuler une enveloppe afin que tout le monde participe à l’achat du nouveau pot. En effet, même si la plante était dans son bureau, l’ancien pot servirait par la suite à héberger une autre plante qui serait un futur cadeau pour quelqu’un dans le service. L’argent récolté avait permis d’aller à Castorama acheter un grand pot noir carré à réservoir (le top du top) et 40 kilos de terreau pour géraniums, le type de terre le plus adaptée selon Paul au dépotage, parce qu’on pouvait toujours chercher de la terre pour dépotage, hein ?

Une fois revenu avec tout son butin, Paul avait garé sa voiture de service en double file devant l’entrée principale du bureau parce que le trajet était ainsi beaucoup plus court que s’il prenait l’entrée de service, et avait monté à pieds l’étage menant à son bureau avec ses quarante kilos de terreau sur l’épaule. Il avait ensuite fait un second voyage pour le pot, puis était enfin redescendu pour aller garer sa voiture dans un des emplacements prévus à cet effet. Mais ce ne fut que le lendemain que le dépotage avait commencé, le jour où ce crétin de promoteur avait traversé sans regarder à droite ni à gauche.

En revenant à son bureau, Paul retrouva les choses là où il les avait laissées. Dans le couloir (le bureau était bien trop encombré pour ce genre d’exercice), étaient étalés environs trois mètres carrés de papiers journal et de notes diverses qu’on supposera obsolètes même si certaines étaient visiblement datées de la même semaine. Au milieu trônait toujours le grand pot du bananier, vedette du dépotage. Paul hésita. Il était quatre heures, et un dépotage en règle prendrait un certain temps, plus le temps de tout nettoyer, plus le temps d’envoyer un mail au patron pour le tenir au courant de ce qui s’était fait dans la journée, plus, plus... D’un autre côté, s’il laissait tout en plan, dieu sait comment la femme de ménage prendrait cela. Il fallait prendre une décision, Paul hésita, tout ça faisait beaucoup de décisions pour la même journée, et puis comme Chantal s’avançait pour voir où il en était il remonta ses manches et se mit à genoux devant son pot.

La première étape consistait à préparer le pot réceptacle, en évaluant la quantité de terre à y installer de manière à ce qu’il reste la place juste suffisante pour la boule de racine et de terre sous le bananier. Chantal et Karine s’étaient arrêtées et le regardaient travailler. Même Fred leva les yeux de son travail pour observer ce qu’il considérait comme une stupidité sans nom. Paul alla chercher des ciseaux dans son tiroir, puis il découpa le coin du sac de terreau, en versa un petit tas sur les journaux et commença à remplir le fond du nouveau pot. Il évalua l’espace à laisser libre en deux trois coups d’œil, puis retourna près du bananier. Valérie et Jocelyne avaient rejoint Chantal et Karine, et tout le monde s’observait avec beaucoup d’attention et un peu d’amusement, et puis comme ils avaient contribués à l’achat du pot, il était légitime qu’ils s’intéressent à la manière dont leur argent était utilisé.

Paul demanda à Chantal d’éteindre la lumière principale car les racines étaient très sensibles aux lumières vives, ce qu’elle fit avec bonne grâce. Puis il puisque coucha le pot du bananier sur le côté, puis le tira doucement. Il vint sans résistance, et sa motte de terre emmêlée de racines avec. Vint ensuite l’étape que l’on aurait pu appeler du brossage, qui consistait à secouer légèrement la motte et à la caresser doucement pour faire tomber la vieille terre. Il souleva enfin le bananier par la base du tronc et le ficha délicatement dans son nouveau pot bien droit. Puis il appela Hervé qui s’était joint à la foule spectatrice pour que celui-ci verse en pluie du terreau tout autour des racines dans les endroits encore vides tandis que Paul tenait toujours le bananier. Lorsque tous les vides furent remplis, il lâcha, puis tassa délicatement la terre avec Hervé et se recula un peu pour admirer son œuvre tandis que Chantal rallumait la lumière.

Un beau bananier dans son nouveau pot, et Paul fut rempli de fierté, tandis que certains des spectateurs avaient presque la larme à l’œil. Mais sa tâche n’était pas finie, il lui fallait maintenant dépoter le papyrus pour le mettre dans l’ancien pot du bananier, et faire les cinq boutures de papyrus qui lui avaient été commandées par les filles.

Evidemment, le chef vint gâcher ce moment merveilleux, chassant doucement les spectateurs comme un gros caillou qui tombe dans un aquarium chasse les poissons, les algues et l’eau en créant une boue infâme dans un écosystème qui n’avait jamais fait de mal à personne.

    Jean-Paul II, c’était une mauvaise blague. par Glaüx le Chouette , Avril 2005

    Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [1]. C’est décevant.

    C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.

    Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.


    Où y a du collagène y a pas de plaisir par Bubble’s Talks , Septembre 2005

    Des informations [2] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [3] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.

    On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
    - " J’aurai ta peau !"


    Alleluia ! par Lapinzosky , Juin 2005

    Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.

    Faut pas déconner non plus !



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