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les accidents de travail

les accidents de travail 2 : le thé en polystyrène

boire ou téléphoner, il faut choisir

dimanche 21 septembre 2003, par vanvan

C’est une tasse de thé. Un verre conique en polystyrène, pour être plus exact. C’est qu’on ne rigole pas avec la sécurité, ici !

Posé à gauche ou à droite de mon clavier - entre mon téléphone et mon pc portable si c’est à gauche, sur une pile d’antiques papiers où j’ai dû griffonner quelques notes indispensables pour gagner du temps que je perds systématiquement à retrouver sur quelle feuille se trouve la note voulue si c’est à droite - ses emplacements possibles sont déjà délimités par les auréoles que laisse le verre chaque fois qu’il a été un peu trop rempli.


Comme il est encore tôt, après avoir délicatement égoutté le sachet qui finit dans ma belle poubelle marron, je choisi l’option qui me demande le moins d’énergie pour attraper mon verre sans bouger du fond de mon fauteuil : à gauche, juste contre la disquette qui dépasse du lecteur.

A peine me suis-je recalé au fond de mon fauteuil que le téléphone sonne d’un air accusateur. Ebranlant mes pensées avec difficulté, je pèse de toute ma volonté sur mes muscles pour tendre mon bras vers le combiné lorsque l’alerte maximale déclenchée par mes doigts au contact du polystyrène finit de me réveiller juste à temps pour constater avec désolation la chute définitive de ma tasse de thé sur le téléphone, inondant méticuleusement le bureau, passant sous les fils électriques et démontrant encore une fois le principe de capilarité qui dit que tout liquide rencontrant un espace restreint doit s’y précipiter jusqu’à le remplir ou atteindre une autre issue.

Ne quittant pas des yeux l’écran qui témoigne du bon fonctionnement de mon pc, je sors discrètement mes mouchoirs en papiers en espèrant avoir le temps de les utiliser avant que le thé n’ait réussi à s’introduire dans les aérations du dit pc et ne remplace mon fond d’écran actuel par un écran bleu ou noir...

Goutte après goutte, chaque feuille déplacée, chaque objet soulevé provoque un jolie petite onde qui parcourt mon bureau jusqu’à rejoindre son bord où l’excédent liquide achève son périple par un long plongeon sur la moquette grise.

D’un air navré, mes chefs me regardent longtemps avant de me tendre une pile de serviettes en papier ; puis nous nous replongeons dans nos tâches respectives : administratives pour eux, de thé pour moi.

    What ? par Johnny , Mars 2005

    Hourra ! C’est la journée internationale de la francophonie !! Xavier Darcos a enfin quelque chose à faire !!

    Et Nos amis américains, qui tentent d’imposer à la tête de la banque mondiale le principal acteur de la dernière guerre en Irak, nous adressent un message clair pour fêter avec nous notre belle langue :
    - Fuck you !

    Euh... What ?


    Merci ! par Johnny , Décembre 2004

    L’association des Dindes de Noël rescapées vous remercie d’avoir choisi les huîtres et le saumon.


    Piqûre de rappel par Johnny , Mars 2005

    Le 10 mars dernier, le TGI de Paris a donné raison à l’épiscopat français en qualifiant l’affiche publicitaire de Marithé et François Girbaud d’« injure visant un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion déterminée, en l’occurrence le catholicisme ».

    Ainsi, le TGI a interdit une forme de liberté d’expression qui n’était ni raciste, ni pornographique. Seul le délit de blasphème, qui n’existe pas dans notre pays, a conduit les juges à interdire cette affiche.

    Oui. Vous pouvez considérer cela comme un scandale.


    Mesquinerie de salariés par Ysabeau , Avril 2005

    Les salariés du groupe Carrefour font grève et réclament des augmentations de salaire de 50 euros (brut) par personne sous prétexte que leur ancien PDG vient de quitter le groupe avec, en compensation, une indemnité de 38,5 millions d’euros.

    C’est petit et minable, vraiment ! De nos jours, les salariés font grève pour n’importe quel motif, aussi futile soit-il, et pendant ce temps ils affament les malheureux consommateurs qui se demandent comment ils vont bien pouvoir occuper leur fin de semaine si leur grande surface préférée n’a plus rien à vendre.

    L’égoïsme des gagne-petits surprendra toujours (et en plus ils pourraient demander plus).



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