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la bible - l’ancien testament

07 - Caïn et Abel, 4/5

une bien belle offrande

vendredi 19 décembre 2003, par Phiip

Un jour, Caïn eut une idée. Il proposa à son frère de faire une offrande à Dieu. Abel, qui se méfiait toujours à priori des idées de son frère trouva d’abord le concept d’offrande totalement ridicule.


Mais Caïn lui expliqua le principe : il fallait sélectionner le meilleur de sa production et le sacrifier à Dieu. Certes, faire brûler quelques carottes et immoler un agneau n’étaient pas des actions significatives en elles-mêmes, mais elles permettraient de montrer au Tout Puissant la faculté de don de soi et de sacrifice, d’exalter la générosité, tu vois ? Abel fut littéralement emballé par l’idée : pouvoir prouver à Dieu tout son amour d’une manière aussi simple lui transporta l’esprit.

Et c’est tout joyeux qu’il se mit à l’ouvrage.


Abel avait sélectionné son agneau le plus beau et le plus dodu, et il l’avait tué lors d’une sorte de cérémonie qu’il avait organisée pour l’occasion. Il embrocha la bête avec un soin immense, dans le sens est - ouest qui était forcément le plus favorable « parce qu’on suit en quelque sorte le trajet quotidien du soleil, de quand il se lève à quand il se couche, tu vois ? » Caïn n’avait ni approuvé ni dénigré, il le regardait et l’écoutait juste avec beaucoup d’attention, une lueur d’amusement dans œil. Cette attitude encourageait beaucoup Abel, qui s’était totalement lâché pour l’occasion, et usait de son imagination dans tous les sens.

Par exemple, le lieu d’implantation du bûcher était le croisement de deux lignes imaginaires, une qui reliait les deux arbres les plus anciens de la forêt, et l’autre avait une origine et une destination des plus fumeuses que Caïn n’avait pas retenue. Le bûcher était évidemment triangulaire (« évidemment ? » avait fait Caïn. « Ben oui, évidemment » avait répondu Abel, l’air faussement excédé). Il était clair que le feu devait prendre origine presque simultanément des trois côté du bûcher (« pourquoi presque simultanément ? » « Ben parce que pour que ça soit totalement simultané, il faudrait qu’on soit trois, et là c’est pas possible » « Ah oui, bien sûr »). Mais Caïn avait eu une idée brillante, et il en avait fait immédiatement part à son frère.
-  Tu vois, le problème, c’est que pour que l’allumage soit simultané, il faudrait allumer le bûcher des trois côtés à la fois, ce qui est effectivement impossible, puisque tu refuses - je ne veux pas savoir pourquoi - de mêler les parents à l’affaire. Mais j’ai trouvé la solution, qui est justement contenue dans l’énoncé de ton problème : l’allumage simultané est impossible, donc on doit partir du principe que l’on ne peut pas faire partir les trois feux en même temps - tu me suis ? - Donc, comment obtenir un allumage simultané en allumant les trois feux avec un décalage de quelques instants ?

Abel écoutait les yeux écarquillés son grand frère. Il buvait ses paroles. Comme Caïn s’était arrêté de parler, il dit très doucement comme en écho : « comment ? »
-  L’allumage simultané du bûcher étant totalement impossible, il suffit de ne pas allumer le bûcher, et tout s’éclaire ! (Comme le visage de Abel ne s’allumait pas vraiment, Caïn poursuivit) Pour t’expliquer, je vais avoir recours à une parabole (Abel prit subitement un air soucieux, comme si le recours à une parabole compliquait irrémédiablement la situation. Caïn se dit que le plaisir qu’il avait eu en trouvant subitement la solution restait très faible devant le plaisir qu’il prenait en contant l’explication à son frère). Si sur le flan d’une colline, trois personnes lâchent d’un même hauteur trois boules en même temps, les trois boules arriveront forcément simultanément en bas de la colline, et c’est normal. Mais si une des boules et lâchée avant ou après les autres, elles arrivera alors avant ou après les autres, c’est simple pour l’instant. Maintenant nous disposons les trois comiques qui jouent avec des boules en étages le long de la colline. Le premier est un mètre plus haut que le second, et deux mètres plus haut que le troisième. Bon, la première fois ils lâchent leur boules simultanément, et celle du plus bas arrive en premier, celle du plus haut en dernier, forcément. Mais le travail portant sur la simultanéité à l’arrivée, nos trois compères réfléchissent et conçoivent un plan. Pour te narrer ce plan, je vais avoir recours à une seconde parabole - non, je déconne ! Bon, les trois zozos réfléchissent, et le moins con des trois trouve la solution : il faut d’abord lâcher la boule du haut, puis après un certain temps la seconde, et enfin la troisième, et elles arriveront à peu près ensemble en même temps. Tu vas me dire, si pour arriver à du « à peu près » simultané, c’était pas la peine (Abel avait les yeux fixés sur son frère et il n’avait plus cligné des paupières depuis le premier lâcher de boules. Sa mâchoire inférieure pendouillait et il bavait un peu). Tu penses : « le problème, c’est quand exactement faut-il lâcher les boules ? Pourquoi on ne les lâcherait pas au moment où la boule supérieure passe au niveau de la main qui tient la boule inférieure ? » Là tu me déçois, Abel, la boule supérieure a pris de la vitesse en descendant et lorsqu’elle arrive au niveau de la boule suivante, elle va vite alors que l’autre part de la position immobile, le combat est inégal, elles n’arriveront pas en même temps. Le seul moyen dont disposent nos trois cobayes c’est l’expérimentation. En faisant des essais et en lâchant la deuxième boule à des moments inclus entre le moment du départ (non compris) et le moment du passage au niveau de la seconde (non inclus non plus, on a vu que c’était pas possible), il finiront par trouver à quel moment précis il faut lâcher la seconde balle pour que les deux arrivent en même temps, hop, ils font une marque au niveau où se situe la première boule dans sa descente pour avoir un « top ! » physique, et ils recommencent le processus avec la troisième boule.

    Alleluia ! par Lapinzosky , Juin 2005

    Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.

    Faut pas déconner non plus !


    Jean-Paul II, c’était une mauvaise blague. par Glaüx le Chouette , Avril 2005

    Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [1]. C’est décevant.

    C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.

    Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.


    Où y a du collagène y a pas de plaisir par Bubble’s Talks , Septembre 2005

    Des informations [2] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [3] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.

    On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
    - " J’aurai ta peau !"



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