Non-Non contre le monde entier
dimanche 8 février 2004, par
Je regardai mon verre. Sale. Lavé la semaine dernière. De toute façon, ce n’est pas comme si j’alternais entre le whisky et le jus d’orange... Le jus d’orange ! Arf arf arf !! Non, non, Non-non n’est pas une tarlouze, arf arf arf !! Un homme à whisky, c’est ce que je suis.
Mon psychanalyste est un homme charmant. Nous avons entretenu d’excellents rapports, basés sur la confiance et le respect. Sa confiance en lui, et son respect de l’argent.
De toute façon, je ne lui ai jamais rien dit à ce gros enculé. Jamais je ne lui ai rien confié. Ma mère ? Mon problème. Mon père ? Mon problème. Je parle pas aux psys, moi. Pas une tarlouze. Exactement.
« Non-non est dans un état de paranoïa permanente, qui le pousse à se méfier de son entourage qu’il soit humain, animal ou un simple objet. Il est difficile de situer l’origine du traumatisme avec un patient qui se confie aussi peu, et qui ne m’ait jamais expliqué qu’une seule chose : « Je ne suis pas une tarlouze ». Je ne comprends pas ce qu’il fait chez moi. Vingt séances de silences, je devrais lui faire un rabais... »
Oui j’ai lu ses notes. Il se méfie pas assez le docteur. J’y vais toutes les semaines parce que j’avais promis à maman que je verrais un psy, et si je promets un truc, je le fais, point. Même si mon psy est une grosse tarlouze. Tout ça parce que j’ai cassé la jambe de son sale clébart. J’avoue, j’aime pas les chiens, chihuahua ou pas, petit et mignon ou pas, personne ne renifle l’entrejambe de Non-non. Personne. Parce que Non-non n’est pas une tarlouze. Hé non.
Y’a comme un truc qui colle sur ma jambe... Bizarre. Je me penche, et constate avec surprise que je suis toujours habillé. Après trois verres de whisky, c’est surprenant. J’ouvre ma braguette, je glisse ma main à l’intérieur du pantalon, je trouve le truc qui colle... Etrange, on dirait de la confiture... Dans la jambe de mon pantalon ? Aurais-je déjeuné tout nu ce matin ? Je ne savais même pas qu’il me restait de la confiture. Qu’est-ce que j’aurais bien pu toucher qui soit... non, ça ne colle pas comme de la confiture... plutôt du... Oh oh...
Non-Non décide que Non-Non va se remettre à mettre des caleçons. Et envoyer chier l’autre malade avec ses canons débiles. J’aurais dû le savoir aussi, ne jamais faire confiance à quelqu’un qu’on rencontre chez le psy... Bon, allez, un petit whisky pour me donner du...
Rrrrrrrrrrzzzzz.... (bave)
Des informations [1] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [2] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.
On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
" J’aurai ta peau !"
Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.
Faut pas déconner non plus !
Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [3]. C’est décevant.
C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.
Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.