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Non-Non contre le monde entier

chapitre 05 : un passé douloureux

samedi 14 février 2004, par kouin

La journée fut longue pour l’interne Oui. Les minutes passaient comme les patients désÅ ?uvrés victimes de maladies dont il n’avait cure. Il allait bientôt savoir à quoi ressemblerait sa vie jusqu’à ce que la mort l’en sépare.

Il était réellement amoureux.


Cela faisait une sacrée drôle d’impression. Pourtant, il s’agissait de commencer une histoire avec une veuve et deux gosses, pour lui qui vivait au jour le jour. Mais à présent, tout semblait si beau, si simple.

Si parfait.

Oui venait de terminer ses dernières oscultations dont il avait déjà oublié le diagnostic. Il rédigea à la va-vite une prescription de quelques médicaments pris au hasard : pas le temps de se concentrer sur autre chose !

Va, marche, vole et s’envole vers la maison de son amour !

Quelques marches d’escalier plus tard, il s’arrêta devant la porte. Son coeur battait à tout rompre.

Ding !

Maddie ouvrit sans précipitation. Oui Oui dégaina une magnifique bague de fiançailles en diamants rouges. Il avait préparé sa réplique depuis la dernière nuit, où Maddie en plein orgasme lui avait crié :
- Â« OUI, OUI ! ».

Inspiration.

- Maddie, ma chérie. Tu es belle comme une eau de vie de prunelle. Comme une balance, mon cœur est aussi haut inversement proportionnellement au niveau de la qualité de mes rimes. Maddie, je t’aime comme un ouragan, même si l’ouragan tourne et casse les maisons. Mon amour ne casse rien, il ne tourne pas, mais il souffle les braises de notre passion. Maddie, si tu étais un caddie, je te pousserais toute la journée dans les supermarchés de notre bonheur. Si tu étais un avion, je serais un nuage. Si tu étais un arbre, je serais un rocher. Et si tu étais un chien, je serais ta chienne. Maddie, mon amour, veux tu m’épouser ?

(instant d’émotion, précieux ! - mais, chose étrange, Maddie semblait indifférente cette fois.. que se passe-t-il, elle qui aime tellement sa poésie d’habitude ?)

- Ecoute, Oui Oui. Tu es un gars honnête, un bon poète et un amant extraordinaire. Mais je me dois d’être franche avec toi.
- Oui ?... (doute) Oui, j’écoute.
- Je suis désolée de te dire cela comme ça mais en réalité, je ne suis pas veuve. Mon mari est bien vivant. A l’époque où nous nous sommes rencontrés, je voulais tourner la page.

Soupir

- En fait je l’aime encore.

re-Soupir

- Bon, il m’a fait beaucoup de mal. C’était une belle ordure, mais je pense sincèrement qu’il a changé. Et je veux lui redonner une chance.

reueueueueue Soupir

- Mais nous pouvons toujours rester amis, oui oui ? Ça me ferait tant plaisir !

La vie est chienne tout de même. J’appris que le mari en question n’était autre que Non-Non qui, contrairement à ce que pensait la douce Maddie, ne changea pas. Elle divorça un an plus tard. Je n’avais plus repris contact depuis le jour de la douche froide. Foutu Non-Non.

C’est à cet instant que je compris que je n’avais pas choisi le métier de psychanalyste au hasard. Ma rencontre avec Non Non qui, bien entendu, ignorait tout de mon passé, était calculée. C’est drôle. Dire que j’avais passé autant de temps à méditer ma vengeance sans même en avoir conscience !

Les psychologues sont décidément les plus aptes à se mentir eux-mêmes...

    Jean-Paul II, c’était une mauvaise blague. par Glaüx le Chouette , Avril 2005

    Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [1]. C’est décevant.

    C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.

    Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.


    Où y a du collagène y a pas de plaisir par Bubble’s Talks , Septembre 2005

    Des informations [2] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [3] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.

    On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
    - " J’aurai ta peau !"


    Alleluia ! par Lapinzosky , Juin 2005

    Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.

    Faut pas déconner non plus !



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