Scène de la vie quotidienne
lundi 22 mars 2004, par
Un bar en banlieue parisienne. Un événement vient perturber le quotidien du personnel : aujourd’hui, Monsieur Jean commande des tartines au chèvre. Ce n’est pas au menu, ni sur la carte. Mais hier, Monsieur Jean avait commandé des tartines au chèvre et Lucien, le garçon, lui a fait sans broncher. En plus, c’était vraiment bon, et Monsieur Jean veut qu’on lui prépare les tartines au chèvre de la même manière qu’hier. Le long du bar, les habitués, verres de rouge habituels, cigarette au bec, Le Parisien se passe de mains en mains. De l’autre côté du bar : Sylvie et Francine (que tout le monde appelle Fanfan), le patron et Hervé (le plongeur, celui qui fait la vaisselle, quoi).
Mais, hé, hé, c’est qu’il est pas là, Lulu [1], comment qui vous les a fait, les tartines [2] ?
Ben, y avait du chèvre sur des tartines. Mais, j’les veux comme hier, hein !
Comme hier, hé, hé, hé, c’est qu’on était pas là, hier ! Ey, Fanfan, tu nous fais des tartines au chèvre à la Lulu pour Monsieur Jean ?
A la Lulu ? Et comment qu’elles étaient, les tartines de Lulu ?
Avec du chèvre, ah, ah, ah !!!!
C’est qui faut qu’on demande des formations au patron pour les recettes de Lulu, hein ? Sylvie ? On lui demande au patron ?
T’as qu’à lui demander, regarde, il a l’air sympa aujourd’hui. Vous trouvez pas qu’il est sympa, le patron ?
Les habitués sont pris à témoin. Ils s’en foutent, ils comprennent rien parce qu’ils n’ont pas suivi la conversation en entier. En plus, ils sont là pour boire un verre. Ils s’en foutent, de Monsieur Jean. Mais ils sont gentils, les habitués, ils rigolent quand-même.
Vous savez quoi, on aura bientôt des formations pour ceux qui servent de l’alcool. Faudra qu’on fasse arrêter les clients s’ils ont trop bu. Deux verres, et c’est fini.
C’est fou. Quand ils veulent prendre des sous, y a pas de petits profits.
Rien qu’aux yeux des clients, faudra qu’on sache s’ils ont bu un verre ou deux ! Allez Christine [3], c’est fini, t’as trop bu ! Ah, ah, ah !!!
Elle lui retire son verre. Christine rit un peu jaune.
Tu vas voir qu’on va aller en tôle si y a des clients qui conduisent bourrés.
Oh, c’est dingue [4] !
Ey, patron ! Il les a fait comment, les tartines au chèvre de Monsieur Jean ?
Ch’ai pas. Demande lui, à Lulu !
Ah, ah, ah !!
Ah, ah, ah !! (oui, tout le monde rit)
Bon, je lui apporte, ses tartines.
Allez, Monsieur Jean, j’ai les tartines. Moins fort : tu vas voir que ça va pas lui plaire, hé, hé.
Alors, alors ?
Ben, c’est comme avec Lulu, il est pas content, Monsieur Jean.
Ah, ah, j’en étais sûre ! Ey, Monsieur Jean, on était pas là, hier !
Y a trop de pain, qui dit* !
Ey, c’est plus des tartines au chèvre qui veut, c’est du chèvre aux tartines* !
Ah, ah, ah ! Du chèvre aux tartines ! Ah, ah, ah !!!!
Et, tu vas voir, l’autre, il voudra pas un sandwich "jambon-beurre", mais un "jambon-beurre" au sandwich ! Ah, ah, ah !
C’est comme l’autre qui voudrait un sandwich au pain ! Ah, ah, ah !
Ah, ah, ah !
Ah, ah, ah ! (tout le monde rigole encore, plus longtemps)
Ah, ah, ah !
Ah, ah, ah !
Ah, ah, ah !
Bien qu’ils aient essayé de m’acheter, très cher [100 balles et un Nuts], moi, le chef des juges de la Saint Con, vous pouvez voir que lapin reste bien dernier dans la catégorie des derniers.
Il paraît que leur honneur est sauf, ils l’auraient enfermé dans un coffre avant le concours.
Voici le classement avec le nombre de votes :
nihil = 13
Lapinchien = 10
Nounourz = 8
Aka = 6
M. Con = 6
Phiip = 5
Bobby-Joe = 2
Glaüx-le-Chouette = 2
Caer = 2
Taliesin = 2
Arka = 2
Johnny = 2
Dourak = 1
Vassago = 1
Et comme le veut l’antique règle (que je viens d’inventer donc), je choisis de former le Conclave de l’ordre de Saint-Con avec Lapinchien et Nounourz, qui seront mes assistants dans la dure lutte contre la connerie. Ils me serviront également d’animaux de compagnie et d’esclaves sexuels, comme il se doit.
Et je n’hésiterai jamais à consulter les prélats dévoyés de la Barrique et de lapin.org, M. Con et Phiip, qui font des scores plus qu’honorables !
Message du pape pour la journée mondiale des malades : pour combattre le sida de manière responsable, il faut accroître la prévention par l’éducation au respect de la valeur sacrée de la vie, et par une correcte formation à la sexualité.
Pour la formation, si c’est lui le prof, non merci !
SUISSE - A partir du 20.6.2005 la limite autorisée du taux d’alcoolémie de 0.5 pour mille sera relevée à son niveau précédent, à savoir 0.8 pour mille. En effet, une étude de l’EPF Zurich démontre que depuis l’introduction de la limite 0.5, le nombre d’accidents a sensiblement augmenté ceci particulièrement tard dans la nuit ainsi que les week-ends.
Après examen approfondi des statistiques, il s’avère que la cause principale de cette augmentation réside dans l’accroissement du nombre d’hommes qui ne prennent plus le volant en état d’ébriété, préfèrant laisser ce dernier à leur femme...
Note : Le Politburo des vérifications du Zine confirme la main sur le coeur que c’est faux.
Prêtez sans espoir de récupérer Paris mis en bouteille, mais pas à chaque fois
Il rentre dans l’autre sens un arbre préféré d’Edward aux mains d’argent
Faites le bi plus un
Il naît un urinoir à chiens
Jouez au jeu de la vieille, et la parcelle longiligne reliant les deux berges d’un seul et même cours d’eau s`ouvre
faisant passer directement du milieu extérieur jusqu’à l’estomac les femmes top-model correspondant à l’idéal masculin des hommes verts dotés d’une stupidité effrayante défiant toute imagination
Au plus profond que lui même, au plus profond que lui même affectionné
Du couloir de déchets urbains de la couleur préférée des satanistes
Ah oui, les Anglais sont bien dans l’état de Jack Nicholson dans le film "Batman".
[d’après Boris Vian...]