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Rééquilibrage mammaire et rationalisme

samedi 22 mai 2004, par Doc Guntherduck

Cher Doc,

Mon sein droit est beaucoup plus volumineux que le gauche, et cela me pose de nombreux problèmes aussi bien pratiques qu’esthétiques. Je souhaiterais remédier à cette situation, mais en évitant si possible la chirurgie. J’ai en effet très peur des opérations et suis adepte des médecines douces. Que faire ?

Madeleine B., Bourg-la-Reine.


Chère Madeleine,

Votre problème est loin d’être insurmontable, et les méthodes douces, si elles sont bien sûr beaucoup moins rapides que la chirurgie, existent. Il faut cependant être consciente que si l’opération vous permettrait de rapetisser le sein trop gros comme d’agrandir le plus petit, dans le cas des techniques que nous pourrions appeler « manuelles », seule la seconde possibilité est envisageable.

Le principe est simple : Il s’agit, par de longs massages réguliers, de muscler le sein que la nature a le moins gâté, ceci pour l’amener à terme à un volume plus imposant. Si vous avez un homme dans votre vie, celui-ci peut tout à fait être responsable de votre déséquilibre mammaire ! Dans de nombreux cas, la plus grande taille du sein gauche chez les compagnes de droitiers, ou du sein droit chez les compagnes de gauchers, se vérifie. Le rééquilibrage paraît dès lors aisé, en stimulant quelques temps le sein délaissé plutôt que l’autre. Toutefois, le traitement, pour être efficace, doit être appliqué de manière intensive. Et il est parfois quelque peu fastidieux à appliquer seule. Pour une plus grande efficacité, certains établissements hospitaliers ont créé des unités de rééquilibrage mammaire, confiées aux mains de spécialistes.

Le rééquilibrage mammaire est par exemple au centre d’un projet pilote de beaucoup plus grande envergure initié récemment par les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), sous la houlette du professeur Jean-Pierre Karsters, psychiatre.

Entretien

Le Dc : Professeur Karsters, avant toutes choses, merci pour cet entretien que vous nous accordez, dans cette salle nouvellement équipée de la Clinique de psychiatrie de Belle-Idée.

Pr J-P Karsters : Mais c’est tout naturel. Je suis heureux qu’enfin quelqu’un s’intéresse à notre projet, qui j’en suis sûr, n’a pas fini de faire parler de lui.

Le Dc : Professeur. Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous expliquer en quoi ce projet consiste, et en quoi il peut apporter quelque chose aux femmes comme Madeleine.

Pr J-P Karsters : Eh bien, ce que je peux vous dire, c’est que notre projet va bien au-delà de la lutte contre le déséquilibre mammaire ! C’est toute une nouvelle philosophie, une nouvelle manière de concevoir les soins hospitaliers... et la psychiatrie.

Le Dc : De quelle façon ?

Pr J-P Karsters : Vous n’êtes pas sans savoir que l’entretien d’un patient en psychiatrie revient particulièrement cher à la collectivité. Les assurances maladie ne peuvent tout prendre en charge. Parallèlement, le personnel hospitalier est surchargé, et des gens surqualifiés sont souvent contraints de perdre des heures pour certains actes qui pourraient très bien être accomplis, à moindre coût, par d’autres personnes. Nous avons donc logiquement songé à réunir ces problèmes. Nous faisons donc travailler nos malades, en fonction de leurs compétences et de leurs capacités. Prenons l’exemple de Madeleine. Ici, dans cette salle totalement rénovée, nous avons en la personne de ces malades un personnel infatigable et très motivé, qui est heureux de pouvoir se rendre utile, ne coûte rien, et pourrait régler son problème une fois pour toute et efficacement.

Le Dc : Quel est le profil de ce personnel ?

Pr J-P Karsters : En fonction de ce que j’appellerais la « spécialité » du patient, nous l’affectons à la tâche qui lui convient le mieux. Dans le cas du massage correcteur du déséquilibre mammaire, ce sont des obsédés sexuels. Et comme vous pouvez le voir, ils sont ravis de faire ce qu’ils font.

Le Dc : Mais... C’est sans danger ?

Pr J-P Karsters : Un infirmier les surveille en permanence. Au début, il y avait quelques mains baladeuses, mais aujourd’hui, ils se sont calmés. L’infirmier a un argument de poids.

A cet instant de l’entretien, l’un des obsédés se met à hurler et tente de dégrafer la jupe d’une patiente. L’infirmier se précipite et le stoppe net d’un coup d’un étrange petit appareil.

Le Dc : Qu’est ce que c’était ?

Pr J-P Karsters : Oh, dispositif électrique, 200 kilovolts. Le temps qu’il se relève, il n’aura plus envie d’agresser qui que ce soit. Mais suivez-moi, il y a d’autres développements.

Je suis le docteur dans un long couloir blanc. Il ouvre une porte et me montre fièrement un groupe de trisomiques assis derrière des machines à écrire.

Pr J-P Karsters : Ces messieurs rapportent à l’hôpital un argent fou. Une véritable poule aux œufs d’or.

Le Dc : Qu’est ce qu’ils font ?

Pr J-P Karsters : Ils travaillent pour TF1, ce sont les scénaristes de « Sous le soleil ». Ce sont aussi eux qui ont imaginé la Ferme-Célébrités.

Le professeur ferme la porte derrière-lui et m’emmène dans une nouvelle salle. A l’intérieur, de nombreuses personnes âgées, alitées, et branchées à de nombreux fils, eux-mêmes reliés à un dispositif électrique. Tous les lits sont cloués au sol, mais vibrent terriblement.

Pr J-P Karsters : Les parkinsoniens. Ce sont eux qui fournissent tout le premier étage en électricité. C’est fou ce qu’ils peuvent produire comme énergie en s’agitant comme ça...

Le Dc : Impressionnant exemple de rationalisme ! Et qu’avez-vous d’autre ?

Pr J-P Karsters : Pour l’instant, le reste n’est qu’au stade de projet. Nous voulons installer les psychopathes dans une section boucherie qui devrait fournir tout l’hôpital en viande. D’après nos calculs, si nous faisons l’abattage nous-même, nous devrions gagner un argent fou. Et ces gens ont un coup de couteau tellement précis, pour la plupart... Sinon, nous avions un autre projet. Vous savez que le grand problème des parents est de faire manger les enfants. Ils sont difficiles et n’aiment rien. Nous avions développé tout un projet de création de société qui aurait pu nous rapporter gros. Cela devait s’appeler « Mange Ta Soupe S.A. », et nous voulions louer des pédophiles pour faire peur aux enfants. Vous savez, le vieux truc, « si tu ne manges pas ta soupe, le monsieur va t’emmener »... Mais Dieu sait pourquoi, la direction de l’hôpital a refusé. Ca, dès qu’on veut innover, dans ce pays, forcément, on nous met des bâtons dans les roues. C’est dommage.

Le Dc : Oui. Effectivement. Et bien merci pour cette enrichissante visite, qui aura, je l’espère, fourni des informations à Madeleine.

Pr J-P Karsters : Oui. Notre unité est disposée à l’accueillir dès qu’elle le désire. Ils s’en font déjà une joie.

Le Dc : Merci professeur.

Conclusion

J’espère, Madeleine, avoir répondu à votre attente, et que votre inconfort mammaire trouvera une solution. Je reste à votre disposition si vous désirez obtenir le numéro du service du professeur Karsters. En cette époque de crise, nous pouvons être reconnaissants à des gens comme lui d’apporter de vraies solutions aux grands problèmes de notre société.

A bientôt pour un nouvel éclairage médical.

    Le divorce augmente les risques d’accident de la route par Ysabeau , Octobre 2004

    Une étude française récente vient de montrer que le taux d’accidents de la route est multiplié par quatre en période de divorce.

    Sachant qu’il y a eu en France, selon les statistiques de l’INSEE, environ deux mariages pour un divorce en 2002. Les homosexuels souhaitent-ils toujours autant bénéficier d’une institution aussi meurtrière quand on veut y mettre fin ?


    les seins de Valentine par Phiip , Février 2005

    La Saint Valentin c’est bien.

    Mais je préfère les seins de Valentine.


    la santé à vendre par kouin , Mars 2004


    Hot-Dog par jeannot , Juin 2005

    Il fait chaud, mais heureusement, grâce au plan canicule, certains dispositifs ont déjà été déclenchés :
    - D’abord la réouverture des chambres froides de Rungis, et puis la suppression d’un autre jour férié.



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