Confusion Immobilière
samedi 25 décembre 2004, par
Marcello était revenu online après avoir géré l’incident deux. Il marmonna quelque chose en espagnol. Je crois que je fus content de ne pas comprendre l’espagnol. Marcello me demanda les instructions. Je lui hurlais de se charger des voitures. Dix secondes à rattraper ! Le feu passa au rouge. Marcello hurla ses instructions. Ralenti posément, il faut perdre du temps, sans avoir l’air trop louche. Henri était fiable, lent à souhait, mais insoupçonnable. Derrière lui, le conducteur de la Mondéo commençait à s’énerver.
Six et neuf encadrèrent la R25. Il fallait s’en débarrasser. Je savais qu’ils y arriveraient. Neuf, devant, accéléra le mouvement. La R25 suivit. Mon choix avait été bon. Je soufflais. Trois restait en arrière, bloquant la Mondéo. Au volant, Henri vit le type froncer les sourcils. Le plan semblait fonctionner. Il me fit son rapport. La première bonne nouvelle depuis dix minutes. Huit coinça la Twingo verte, avec l’aide de sept. De cette manière, ils bloquaient tout le trafic amont des deux files de droite. Il restait le trafic aval, qui reposait désormais sur les épaules du « flic ». Je hurlais une instruction à Henri, il répercuta immédiatement. Pour pallier la déficience de deux et quatre, sept devait tenter de bloquer la file de droite. Il accéléra pour se positionner à côté de la Mondéo, lui bloquant presque toute possibilité de changer de file par la droite. Mais il restait une ouverture. La Mondéo pouvait encore s’énerver et le prendre de vitesse. Je croisais les doigts.
Je cru que je n’avais jamais été autant stressé de ma vie. L’espoir fait vivre.
A m-1, la configuration était la suivante : sept et huit en arrière, bloquaient le trafic amont. Devant elles, la Mondéo. Devant, Henri, au volant de la six, contrôlait la vitesse de la Mondéo. Devant Henri, neuf avait embarqué la R25. Un et trois, de l’équipe A nous avaient rejoints, gérant la file de gauche, pile à l’heure. Les nouvelles de Serge Amiral étaient bonnes. A deux détails prêt : les voitures avaient maintenant dix secondes de retard. Et serge Amiral six secondes d’avance.
Quatorze secondes de différences entre les équipes, c’était l’échec assuré. Il restait 52 secondes pour réparer ça.
Sur le pont, il me restait deux guetteurs. Les équipes étaient prêtes à intervenir. Serge Amiral devait encore perdre au moins quatre secondes. Il marchait le long de la gare. Il vit l’horloge, vérifia l’heure à sa montre comme il le faisait tous les jours. Comme tous les jours, sa montre était à l’heure. Toujours six secondes. Je perdis mon, sang froid. « Faites quelque chose bordel, il doit perdre six putains de secondes !!! » La pute était out. Les guetteurs ne pouvaient pas intervenir. La petite vieille non plus, pas pour 4 secondes. Je hurlais à nouveau.
C’est probablement le moment idéal pour noter la fiabilité de l’électronique japonaise. J’avais acheté le matériel. Ca c’est de la fiabilité. Très peu de distorsions, les sons restaient toujours compréhensibles, quel que soit le niveau sonore émis. Je crois qu’on doit à l’électronique le succès de l’opération.
J’eu très très peur. Le feu passa au vert. C’était engagé, impossible de reculer, les voitures étaient en vue. De l’équipe B, sur le pont, il me restait l’homme d’affaires et le jeune en rollers. Serge Amiral pressa le pas. Mon cœur loupa une séquence.
Je crois que je n’ai jamais été aussi stressé de ma vie. Là, pour une fois, j’avais enfin raison.
Je vis des étoiles devant mes yeux. Et puis un sursaut de conscience. « L’homme d’affaire, fonce au milieu de la rue !! » L’homme d’affaire regarda dans ma direction, l’œil vide. « Fonce et hurle TAXIIIIIII !!! » Il comprit. Le roller restait en réserve, pour une éventuelle action désespérée. L’homme d’affaire se jeta au milieu de la route et hurla. Pratiquement toute la rue l’entendit. Serge Amiral tourna la tête, et le regarda. Il ralentit le pas, intrigué de voir un homme avec tant d’allure perdre ainsi son sang-froid. Putain ça marche, putain ça marche pensais-je. Serge Amiral regarda les feux piétons. Ils étaient rouges. Il pressa le pas pour choper le vert. Cinq secondes au repère du banc, près du feu. Serge Amiral était pile dans les temps.
Des informations [1] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [2] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.
On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
" J’aurai ta peau !"
Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [3]. C’est décevant.
C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.
Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.
Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.
Faut pas déconner non plus !