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la bible - l’ancien testament

15 - Les boules, part 3

le crétin de Gomorrhe

dimanche 23 février 2003, par Phiip

Point du tout effarouché par cette réaction tout à fait prévisible de la part d’un barbare, le Roi Salomon entreprit de démêler l’écheveau de la dispute :
- Est-ce le bout de pain que je vois qui provoque ces cris ? Nous sommes tous frères mes amis, nous ne devons pas nous battre pour de telles broutilles ! Vaguement intrigué, l’agresseur résuma la situation :
- C’est ce crétin de Gomorrhe qui ne veut pas me filer son pain !


L’agressé interloqué se défendit en quelques mots :
- Crétin de Gomorrhe ? Crétin de Gomorrhe ??? Ta mère elle habite à Sodome, philistin débile ! C’est mon pain, c’est mon pain, c’est pas ton pain c’est mon pain, point.

Le Roi Salomon leva ses deux bras en signe d’apaisement et deux des spectateurs s’éloignèrent en marmonnant comme quoi ça devenait trop intello comme bagarre, et que ce n’était pas la peine de se casser à préparer de belles bagarres si des cinglés en tunique venaient foutre leur bordel avec des idées de paix imbécile. Le Roi Salomon soupira intérieurement et parla :

- Le pain est un don de Dieu pour réjouir nos estomacs, mes frères, plutôt que de se le disputer pourquoi ne le partagerions-nous pas ?

L’agressé protesta :
- C’est ça ! Moi j’apporte du pain et je devrais en filer à tout le monde ! La bonne idée ! Tant qu’à faire, on pourrait aussi en filer aux aveugles et aux boiteux ! Si j’ai porté un quignon, c’est pour manger un quignon, pas pour donner un quignon, nuance !
- Exactement ! ajouta l’agresseur, il m’a apporté son quignon, c’est pas pour je le donne à des gens, c’est mon quignon, et celui qui veut mon quignon, il a intérêt d’être prêt à se battre, parce que je vais pas le laisser bouffer par n’importe qui mon quignon !

Un petit gros qui mangeait une tartine lança à mi-voix :
- De toute façon, c’est pas Dieu qui fait le pain, c’est mon papa. Il est boulanger mon papa, ajouta-t-il fièrement.

Ignorant cette dernière remarque, le Roi Salomon poursuivit :
- Mes amis, je conçois votre courroux, mais Dieu ne souhaite pas vous voir mourir de faim, ha ha ha ! Non, si vous deux avez faim, rompez donc le pain, et partagez-le dans la paix du seigneur, car il a fait ce pain pour vous nourrir !
- C’est pas Dieu qui a fait le pain, c’est mon papa, fit le petit gros.
- Et pourquoi je donnerais du pain à ce crétin de Crimée ? Et pourquoi je le garderais pas pour moi tout seul ? Et pourquoi je garderais pas mon pain, et que je lui foutrais pas sur la gueule, et que je te foutrais pas sur la gueule, et que je boufferais pas mon pain devant vos tronches de Hittites cuits ? Hein ?? Je te demande pourquoi ?

Le Roi Salomon sentit que la situation se gâtait salement, et que s’il ne trouvait pas vite une idée, quelque chose, ce barbare allait probablement s’amuser à l’embêter, voire le molester. Le Roi Salomon endigua la panique qui montait en lui, et lança :
- Mais Dieu réprouve la violence, Dieu nous aime, mais il préfère voir ses enfants en bonne santé, pas bourrés de coups de poings, son pain est un don pour que nous apaisions tous nos esprits au lieu de nous molester les uns les autres.
- C’est pas Dieu qui fait le pain, c’est mon papa, et il le donne pas son pain, il le vend. Faut pas raconter n’importe quoi sur le pain.
- HA ! enchaîna l’agressé avec brusquerie, et qu’est-ce qu’il dit de ça moooosieur je-sais-tout ? Faut pas prendre les gens pour des aubergines non plus ! C’est pas Dieu qui fait le pain, c’est le magasin, et si tout le monde le donne son pain, et bien il va fermer le magasin ! C’est ça qu’il veut l’intello, fermer les boulangeries ?

Le Roi Salomon commençait à transpirer dans sa tunique. Il se dit qu’il serait beaucoup plus simple de faire exécuter ces deux abrutis et ce petit con, mais il chassa cette idée qui s’intégrait assez pauvrement dans la démonstration sur la fraternité qu’il avait commencée. Il respira un grand coup et se lança dans une longue tirade où il expliquait que certes, c’était effectivement le papa qui faisait le pain, et que bien évidemment il avait le droit de le vendre pour nourrir à son tour sa propre famille, mais que ce pain était aussi une sorte de symbole de la toute puissance divine, et accessoirement aussi, du partage. Le Roi Salomon insista lourdement sur la grandeur de Dieu et sa vengeance qui pouvait être terrible à l’encontre des gens qui ne suivaient pas sa parole, comme par exemple ceux qui se battaient constamment sans raison, ou qui cherchaient à molester leurs petits camarades. Devant l’air plutôt menaçant qu’impressionné des deux combattants potentiels, il nuança sa pensée qui ne s’appliquait évidemment pas dans ce cas, que personne ne se battait, qu’on pourrait au contraire dire qu’ils étaient tous engagés dans un grand débat théologique, non, ha ha ha. Le petit gros à la tartine demanda si c’était le pain de son papa qui serait soi-disant « théologique », et le Roi Salomon lui allongea une grande baffe.

Les autres s’immobilisèrent, et le regardèrent avec de grands yeux. L’agressé s’approcha et désignant le petit gros par terre, il demanda au Roi Salomon d’une voix légèrement agressive pourquoi il avait frappé son copain, et l’agresseur renchérit en expliquant qu’on ne frappait ni les plus petits, ni les plus gros que soi. Le plus petit et plus gros que soi émit un son guttural qui illustrait parfaitement la nécessité couramment admise de finir sa bouchée avant de parler.

La suite de la conversation laissa au Roi Salomon quelques plaies et bosses. Certes son père, le Roi David, fit exécuter les brutaux, le plus petit et plus gros que soi compris, mais l’aventure laissa un goût amer au petit. Il pensa que les gens étaient extrêmement compliqués. Il en conçut une certaine amertume, essentiellement vis à vis de lui-même, pour son manque de persuasion et de maîtrise de soi. Il résolut dès lors de partir à la recherche de la sagesse, et envoya maintes prières à Dieu afin que celui-ci lui facilite le travail et qu’il n’ait pas à se casser la tête pendant des années à poursuivre une longue et pénible quête intérieure.

    Où y a du collagène y a pas de plaisir par Bubble’s Talks , Septembre 2005

    Des informations [1] font état de l’utilisation, en Chine, de la peau de condamnés à mort pour en extraire le collagène [2] revendu à des fabriquants de cosmétiques Européens.

    On saisit bien, là bas, l’accuité de la menace que fait planer un enquêteur sur la tête d’un accusé en lui déclarant :
    - " J’aurai ta peau !"


    Alleluia ! par Lapinzosky , Juin 2005

    Mickael la seule star qui ressemble à un personnage de bande dessinée est liiiiibre !!! Le petit salopio qui a voulu envoyer bambi en prison est baisé sur toute la ligne. Il y a quand même une justice.

    Faut pas déconner non plus !


    Jean-Paul II, c’était une mauvaise blague. par Glaüx le Chouette , Avril 2005

    Et voilà, il est mort depuis plus d’un jour, et sur sa mort, aucune brève. Sa mort n’est même pas intéressante. Tout ce qu’on peut dire, c’est "ben oui". "Voilà". Ou bien "il avait l’âge de faire un mort" [3]. C’est décevant.

    C’est un peu comme les blagues ratées, celles où on dévoile la chute dès l’amorce. C’est prévisible et ça ne fait rire personne.

    Ce Jean-Paul, quel rabat-joie, et jusqu’au bout, dis-donc.



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