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La Saint Con

C’est celui qui lit qui y est

dimanche 10 avril 2005, par Nounourz

Ingrédients :
2 litres d’essence
2 fagots de brindilles de bois
du papier journal
de la corde solide
un grand couteau de cuisine bien aiguisé
un four
une chaise


Je vous en prie, prenez place sur la chaise. Vous êtes ici pour un petit bout de temps, alors ne faisons pas de chichis, et mettez-vous à l’aise. Si si, j’insiste. Assieds-toi sur la chaise. Pose ton putain de derrière sur cette chaise à la con TOUT DE SUITE.

Voila qui est mieux. Tu voudrais déjà être ailleurs, mais ce n’est pas le cas. C’est un huis-clos, il n’y a que toi et moi. Imagine le décor que tu souhaiterais. Ferme les yeux et laisse venir les images. Le paysage, les animaux sauvages, les bruits environnants... Imagine tout cela. Ca y est ? Bien. Sache que l’endroit où tu te trouves n’a rien à voir avec ce que tu viens d’imaginer. Tu aurais du t’en douter, tu t’en doutais peut-être. Jusqu’à présent, tu n’as fait que lire des productions destinées à satisfaire ton petit plaisir de lecteur. Chaque auteur a envoyé ses textes dans le but de te plaire. Ils ont peaufiné leurs expressions, pesé leurs mots, soigneusement choisies leurs métaphores et leurs comparaisons. Sauf un, qui t’invitait à ne pas aller jusqu’au bout. Mais tu as choisi de le faire quand même, malgré les recommandations de l’auteur. Tu t’es bien moqué de ce qu’il souhaitait, lui, tu es arrivé à la fin de son putain de texte, tu as tout lu comme un écolier bien sage. Pauvre con. Nous allons bien voir si tu recommences. Cette fois, tous les moyens sont bons pour que ce texte soit le dernier de ta carrière de lecteur. Mon but est qu’il y a un maximum de chances pour que ton expérience de lecture soit la plus désagréable au possible. Je ne reculerai devant rien pour atteindre ce but. Fuates de frappe, phrases pas bien tournées, comparaisons ridicules comme un pianiste, jeux de mots débiles-boquets.

Tu l’as deviné : le con dans l’histoire, c’est bien toi. Inutile de faire durer un suspense qui t’aurait incité à lire ce texte jusqu’à la fin, je veux que si tu lises ce texte jusqu’à son aboutissement, tu en ressortes avec un dégout sans nom, une envie de vomir indicible, un effroi ineffable de relire un texte qui est aussi mauvais avec autant de fautes de concordance des temps. Je t’imagine déjà suant à petites gouttelettes qui dégoulinent de ton menton comme si tu sortais de la douche avec les cheveux trempés. Tu aurais utilisé une lotion capillaire antipelliculaire particulière pour les panthères et les pommes de terre. Oui, même les allocutions désagréables me sont permises dans cette œuvre - que dis-je, ce monument au déplaisir de lire. Je veux que tu ressentiras de la terreur en lisant ces mots, que le moindre passage à la ligne suivante soit une source intarissable et infinie et sans fin d’angoisse quant à la prochaine horreur littératographique dont tu seras ma victime.

Intermède 01 Arrosez-vous avec l’essence. Mettez le feu. Reprenez la lecture, si vous le pouvez encore.

Le narrateur relut ses deux premiers paragapges d’un air contrit. Ce n’était pas assez. Le lecteur, aussi con qu’il put être, était certainement en train de lire ces lignes, preuve qu’il n’avait pas réussi à le décourager. Il tente maladroitemnte de fiare quelques fautes de frappe mais sans grand espoir de succès. Il pleura beaucoup en constatant cela. L’idée lui. Vint de faire également ; des erreurs dans la ponctiation. Il avait déjà essayé cette, méthode dans un précédent texte, et se souvenait. Du potentiel déroutant d’une ponctuation, hasardeuse. Derrière lui, la télévision allumée faisait du bruit. C’était sans doute un film, mais il savait plus trop quoi, parce qu’il n’avait pas regardé le programme télé. Il se retourne et demanda à sa sœur ce qu’elle était en train de regarder. Et elle lui réponda, mais cela ne regarde que le narrateur, donc je ne vous le dirai pas.

Tu as encore un peu de flammes derrière l’oreille. Non, n’éteins pas ! j’allais mettre de l’essence... t’es vraiment un con, toi, hein. Mais c’est pas grave, on va continuer de te tourmenter comme un arracheur de dents. T’es la pour ça, t’as le cul sur cette chaise pour ça, et t’en redemandes encore. Salope, va. A croire que les abberations littéraires ça te fait bander comme des yeux bandés. Tu en auras pour ton argent, ne t’inquiète pas : tu n’as rien payé, tu auras un texte qui ne vaut rien. Un texte que bernard pivot baptiserait à l’eau bénite de peur qu’il soit possédé par le diable. La rédaction que tu aurais du écrire quand t’avais quatorze ans pour que ton prof il mort d’une crise cardiaque. Mais à cet âge-là, t’étais déjà trop con pour y penser - ou alors tu le faisais, mais même pas exprès, et dans ce cas ça compte pas. Non, j’ai dit ça compte pas, c’est pas du jeu quand on le fait pas exprès. N’essaie pas de tricher, sinon je dirai tout et tu seras puni. Tu aimes être puni ? Ca se voit. A ton acharnement terre à peu tique. A la présence de tes yeux sur ces mots, d’ailleurs, tu les abîmes. Je devrais te faire payer de souiller mes mots de tes yeux sales comme une salle mal balayée. Parce qu’en ce moment même, tu ne paies pas assez. Le désagrément de lecture n’est pas une note assez salée ni poivrée ni pimentée ni currysée pour toi. Il te faut pire. Il te faut...

    Bienvenue dans la Francix par Johnny , Avril 2004

    Aujourd’hui, en me fondant dans la foule d’anonymes travailleurs, en prenant un métro bondé, en parcourant les couloirs qui nous assomment de messages réguliers dits sur un ton simple et courtois appelant les usagers à la vigilance et à la collaboration, en voyant les affiches publicitaires de taille conforme à l’original, en attendant mon tour pour passer dans les tourniquets qui font "bip", j’ai eu l’impression de faire parti d’une armée de robots commandée par un fou.


    histoires de prénoms par Phiip , Mars 2005

    Leur garçon s’appelle Micose.

    Alors ils ont décidé d’appeler leur future fille Cystite.


    idiotie collective, 2 par LaHyenne , Janvier 2004

    Prêtez sans espoir de récupérer Paris mis en bouteille, mais pas à chaque fois
    Il rentre dans l’autre sens un arbre préféré d’Edward aux mains d’argent
    Faites le bi plus un
    Il naît un urinoir à chiens
    Jouez au jeu de la vieille, et la parcelle longiligne reliant les deux berges d’un seul et même cours d’eau s`ouvre
    faisant passer directement du milieu extérieur jusqu’à l’estomac les femmes top-model correspondant à l’idéal masculin des hommes verts dotés d’une stupidité effrayante défiant toute imagination
    Au plus profond que lui même, au plus profond que lui même affectionné
    Du couloir de déchets urbains de la couleur préférée des satanistes
    Ah oui, les Anglais sont bien dans l’état de Jack Nicholson dans le film "Batman".

    [d’après Boris Vian...]


    Ayé ! Tout est publié ! par Johnny , Octobre 2005

    Et voilà une formidable semaine spéciale qui s’achève !
    La Une du Zine est maintenant une Une de JO. Y en a partout. Treize textes pour le thème Lapin, dix-sept pour celui du bar-ric, et dix-sept pour celui de la Zone.

    Et maintenant, il faut tout lire, et voter auprès de Daria, notre arbitre adorée que j’aime de tout mon coeur et qui n’oublira pas que le chèque, c’est pour mettre les bons textes sur les bonnes lignes, comme sur celles qui rapportent quatre points, par exemple.

    - Quatre points ????
    - Ben ouais.

    Pour retrouver tous les textes des JO, il suffit d’aller , et pour voter, allez voir sur les différents forums. Vous avez jusqu’au 24 octobre.

    Lundi, on reprend un activité Zinatique normale.
    Bravo à tous ceux qui ont participé.



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