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Le syndrome de Couic

êa chauffe à Magicland

jeudi 6 juillet 2006, par Vonderwomane

Dans les moments difficiles, on a tous besoin d’un bouc émissaire. C’est tellement plus commode de ne pas se remettre en question et de prétendre que c’est la faute de l’autre. Les personnes atteintes du syndrome de couic n’échappent pas à cette norme. Alors à l’association, quand les choses vont mal, plutôt que de se serrer les coudes pour, tous ensemble, faire front, on rejette ses propres responsabilités sur autrui.


Vous l’aurez compris, l’ALSC [1] traverse une mauvaise passe. Financièrement, c’est très dur. Moralement, c’est de toute façon toujours très dur. Politiquement, c’est devenu irrespirable. Administrateurs, salariés et délégués ont déterré la hache de guerre. C’est à celui qui inventera le coup le plus bas. Et croyez moi, en la matière, tout ce beau monde ne manque pas de créativité.

Imaginez la foire du Trône. Les uns meurent d’envie de s’élancer dans le space roller, alors que les autres veulent à tout prix faire un tour de speed wave. Les négociations débutent. Le ton monte. Doucement, puis de plus en plus fort. Finalement, on ne s’entend plus. Les plus capricieux se roulent par terre en hurlant. Les plus enragés en arrivent aux poings. Les plus sensibles sanglotent. Ça n’est plus la foire du Trône, c’est la foire d’empoigne. Pendant ce temps, Hortense, qui ne perd jamais le nord, profite de la confusion pour vider les poches des uns et des autres, et pendant qu’on se bat à coups de pieds, de poings, de cannes, de déambulateurs et de fauteuils roulants, elle se goinfre en douce de barbe à papa ...

Mais celle qui se prend les plus belles claques, c’est Cunégonde. Forcément, Cunégonde, c’est la chef. C’est drôle, les administrateurs ne semblent plus se souvenir qu’il n’y a pas si longtemps, ils l’avaient élue présidente à l’unanimité moins une voix. Au début, c’était merveilleux. Et puis les premiers vrais problèmes se sont présentés.

Imaginez un train fantôme. Un vrai. Qui fait peur. Cunégonde, elle s’est retrouvée toute seule dans le train fantôme. Les autres se sont contentés d’agiter leurs mouchoirs à l’entrée du tunnel. Cunégonde, elle était furieuse. Quand le manège, enfin, s’est arrêté, elle a piqué un coup de gueule. Là, rebelote. Les discussions recommencent. Le ton monte. De plus en plus fort. On ne s’entend plus. Les plus capricieux se roulent par terre, etc.

Ensuite, ce fut l’éternel recommencement. Même cirque avec le coco bongo, la chenille, le toboggan infernal, le crazy mouse...

Imaginez le bordel. Il s’avère que la voix a pensé très finement que cette période de troubles était le moment propice pour tenter de devenir calife à la place du calife. Alors elle ne loupe pas une occasion de jeter de l’huile sur le feu. De pétitions absurdes en plaintes pour harcèlement, de rumeurs bidons en attaques sournoises, elle sème des petits bouts de pain pour assurer sa suzeraineté. Celle-ci ne saurait tarder. C’est juste une question de persévérance. Du moins, c’est ce qu’elle croit.

Les adhérents ne savent plus à quel saint se vouer. Deux clans se sont forgés. Space roller ou speed wave ? Les salariés - Oh ! Pardon ! Les permanents [2] - les malheureux, ne veulent pas prendre partie. C’est qu’ils tiennent à le rester, permanents. Mon propre point de vue, c’est qu’on ne l’est pas, justement, permanent. On n’a qu’une vie, alors autant essayer d’en faire quelque chose. Cela dit, je déteste les manèges. Je ne suis donc pas à la fête.

Et puis j’ai une vision très manichéenne de la situation. Pour moi, il y a les gentils et les méchants. Je pourrais me mettre du côté des méchants. Non pas par stratégie, mais par pure malveillance. C’est tellement jouissif de jeter son fiel sur plus petit que soi. Mais ça n’est pas moral. Ni chrétien. Et comme j’espère, un jour, le plus lointain possible, être accueillie au Paradis, je me suis résolument engagée du côté des gentils. Attention ! Ne croyez pas que ça soit par bonté d’âme. C’est juste que j’ai l’esprit de contradiction. A ce train là, je ne donne pas cher de mon job. Si Cunégonde conserve la place, ça devrait rouler. Si la voix est élue ... Je ne préfère pas y penser.

Quoiqu’il en soit, je suis toujours chargée de communication. Mon boulot, c’est de sauvegarder les apparences. Sauf que là, ça devient de plus en plus compliqué de " faire genre ". Mais je n’ai pas le choix. Alors je suis le mouvement. Je grimpe dans les montagnes russes et ZZZZZZ-OUOUOU !

- Mlle Vonder, j’ai entendu dire que... AHHHHHH !
- Ah bon ? Tiens ! Comme c’est étrange ! WEEEEESH !
- Il paraît que...HIIIIIIIIIII !
- Mais non voyons. YOUPIIIIII ! Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! OUAIIIIIIIS !

A force, ça donne mal au cœur.

Pendant ce temps, les petites fleurs continuent de pousser. Les amoureux continuent de s’aimer. La terre continue de tourner.

Et les malades ? Ils sont toujours malades. Plus que jamais, ils forment l’espoir que l’ALSC vaincra un jour le syndrome de couic. Je n’ose pas leur dire qu’ils sont mal barrés...

[1] Association de Lutte contre le Syndrome de Couic

[2] Pour ceux qui n’ont pas lu les épisodes précédents, il faut préciser que dans cette association, les salariés ne sont pas des salariés. Ce sont des permanents.

    Pourquoi ? par Bubble’s Talks , Avril 2007

    Pourquoi ?

    Pourquoi lorsque j’arrache une tique de la tête de mon chat celle-ci vient avec la sienne ? Je ne sais pas.
    Pourquoi lorsque j’immole cette dernière à la flamme de mon briquet elle explose après quelques secondes en faisant "Pet" ? Je ne sais pas.
    Pourquoi plus de 60 % du corps électoral français s’apprete à voter sarkosy, Bayrou, Lepen, Villiers ou Nihous au premier tour ? Je ne sais pas.
    Pourquoi je m’assieds avec autant de facilité sur l’honneyteté inteleyctuelle ? je ne, je ne, bon je sais en fait, c’est rapport à sarko. et sa tête de tique.


    Otages frustrés par Thielshay , Janvier 2005

    Les réactions de Christian Chesnot et Georges Malbrunot devant la disparition de leur collègue Florence Aubenas :

    - Putain, 4 mois et pas une gonzesse, et c’est que maintenant qu’elle est enlevée !!


    Les anciens s’expriment par Johnny , Juin 2005

    Le club des anciens premiers ministres s’agrandit sur l’île de Ré.

    Et comme tous les anciens premiers ministres, Monsieur Raffarin s’exprime encore malgré son nouveau métier (chômeur). Il propose que, par solidarité envers les journalistes français, et pour payer les rançons astromiques exigées par les ravisseurs, on retire un nouveau jour férié.


    O canicule, O désespoir par Pas sage , Juillet 2006

    Félicitons nos dirigeants pour la résolution du problème des retraites, encore quelques été caniculaire et ce sera fait.



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