Spécial "lundi de pentecôte"
Chronique de la mort annoncée de tous les jours fériés
lundi 16 mai 2005, par
Presque deux ans après l’horrible canicule qui a assassiné quinze mille personnes âgées en quinze jours, le Collectif Anti Jours Fériés (le CAJF), apparu sur la scène nationale en plein mois d’août 2003, a encore sauvagement frappé le peuple Français ! Tout le monde se souvient de cet été atroce où les vieux parisiens furent abandonnés par leurs familles et congelés à Rungis en attendant que les héritiers se manifestent. Le Président de la République avait même fait un déplacement remarqué à l’enterrement de ces pauvres victimes de la solitude qu’on appelle encore aujourd’hui les "caniculés". Même le ministre de la santé avait failli y laisser son portefeuille tellement le coeur des Français avait été frappé par cette immorale ascension de malheur dans une période traditionnellement heureuse.
L’enquête, ouverte quelques jours après, avait révélé une réelle défaillance des services de santé. La solidarité devait à nouveau se manifester si les citoyens souhaitaient sauver leurs aïeux et ceux de leurs voisins. Le gouvernement décida, dans sa grande clémence, de sacrifier le lundi de Pentecôte pour remplir ses innombrables caisses percées, et les travailleurs, qui n’ont soi disant jamais le temps d’aller voir mamie parce qu’ils ont une réunion ou un colloque en province, subirent les revers de cette mesure inégale et arbitraire en se retrouvant au coeur d’une nouvelle polémique politico-sociale : doit-on préférer les acquis sociaux au maintien en vie des rescapés du pré-baby-boom ? Une nouvelle fois, les plus syndiqués de France tiendront le haut du pavé, et la mesure censée rapporter deux milliards d’euros va coûter plus cher qu’une vie complète de fonctionnaire de l’Etat, qui aura été maire, ministre et enfin Président de la République.
Qui a encore tout raflé dans cette histoire ? Le MEDEF ? Le gouvernement ? La CGT ? Les boulangers, traditionnellement fermés le lundi ?
Non. Ni les uns, ni les autres. Le grand gagnant est un groupuscule médiatique aux aspirations terroristes : le CAJF.
Une fuite savamment orchestrée vient de nous parvenir, et nous en savons enfin un peu plus. Les poussées de chaleur de l’été 2003 n’étaient pas naturelles. De nombreux chauffages ont été étrangement allumés dans les quartiers où les vieillards se réunissent pour mourir. On a même découvert que des robinets d’eau froide ne versaient plus que de l’eau chaude. Inutile de chercher plus loin : la canicule était provoquée, et le responsable a été mentionné à plusieurs reprises dans trois rapports secrets du ministère de l’intérieur.
Le collectif ne s’arrêtera pas là. Il a bien décidé de mettre fin à la plupart des jours fériés, et il semble que l’année 2005 (l’année où le 1er, le 8 mai et le 25 décembre tombent un dimanche) soit bel et bien choisie pour porter un coup de grâce significatif au calendrier des jours chômés.
La campagne électorale pour le référendum du 29 mai ne les épargnera pas. L’Allemagne vient d’adopter la constitution par voie parlementaire. Si demain, le "oui" l’emporte en France, pourrons-nous encore fêter le 8 mai et le 11 novembre alors que les ennemis d’hier sont les frères d’aujourd’hui ?
Certainement pas. Et ce n’est pas fini !
L’année 2005, c’est aussi une série de commémorations pour le centenaire de la loi de 1905. Combien demandent, au nom de la laïcité, que le vendredi saint Alsacien soit abrogé ? Sans compter Noël, le 15 août et l’obscure ascension du Christ ! Un pape et un prince de la côte d’Azur meurent tour à tour le lendemain de Paques ! La Chine progresse tellement que bientôt, son nouvel an sera mieux fêté que le nôtre. Il ne restera plus que le 1er mai dont les militants du FN se sont déjà emparés pour donner au dernier jour férié un arrière-goût de 21 avril.
C’est la fin. Les prévisions sont formelles : dès 2006, il n’y aura plus aucun jour férié, et certains courants d’informations nous révèlent déjà que le CAJF s’intéresse aux lundis des coiffeurs et des boulangeries, aux dimanches des services publics et aux congés de ces feignants de profs.

Sur les frontons des établissements publics, nous devrons bientôt y inscrire une nouvelle devise :
"Métro, Boulot, Dodo".
Et ferme ta gueule pour le reste !
Dans la série Encore une vedette totalement has been qui sÂ’émeut du sort des Palestiniens, Chantal Goya déclare :
« Cheik Yacine, cÂ’est ma cousine ».
Nous attendons tous le sacre de Nicolas Sarkozy qui, seul et unique candidat à l’investiture du parti dont il est le patron, devrait faire un tabac (TUE), ce dimanche, au congrès extraordinaire de l’UMP.
Pour bien faire, il faudrait qu’avec les votes blancs comptabilisés, le seul et unique candidat à l’investiture du parti dont il est le patron fasse 82%.
Le design des futures tenues des agents municipaux de la paix chargés de la circulation à Paris confié à Karl Lagarfeld. Le cahier des charges exige une combinaison bleue, une casquette blanche, et des guêtres blanches vernies.
On pourra bientôt dire de lÂ’agent municipal parisien quÂ’il est beau comme un schtroumpf neufÂ…
La P.J. est à la recherche d’une cassette vidéo filmée par un travelo lors des partouzes S.M chez la haute périgourdine.
Pour détendre l’atmosphère, un peu chargée en ce moment, je propose qu’on demande à Strauss-Kahn ce qu’il en a fait.