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Les JO de la connerie !

Nuit

Thème 2 - Texte 14

jeudi 13 octobre 2005, par Doc Jabuse

Il faisait un froid de canard dans cette putain de gare. En hiver, on était en plein mois de février, le vent glacial s’engouffrait le long des voies et des quais sans limite.


Le vieux train, de Toulouse à Marseille arrive enfin. Je monte en traînant mon sac de sport, plein de vêtements propres et de conserves dans une voiture. 2° classe bien entendu !

Un compartiment presque vide. Pas que je sois un ours, mais j’aime pioncer tranquille. Juste une jeune fille. Une étudiante, elle aussi.

Je lui demande, par politesse machinale s’il y a de la place, et si les autres sièges sont libres. Oui, oui. Je suis seule.

Pour faire original, je fais ce que l’on fait dans les trains : je mets mon sac dans le filet, et je m’assieds en face d’elle. A proximité du cendrier.

- ça ne vous ennuie pas si je fume ?
- Non, non, je fume aussi.

Le train s’ébranle. Il fait une chaleur monstrueuse. C’est la SNCF ! Tout est possible ! Plus il fait froid sur les quais, et plus on crève dans les wagons ! J’enlève mon vieux blouson de cuir d’aviateur, avec de la moumoute partout, et mon pull, pour rester en chemise-jean. Nos regards se croisent furtivement, mais sans s’accrocher. On ne moufte pas.

Le tortillard poursuit son chemin, de gare en gare, dans la nuit.

Passé Marseillan, tout à coup le train s’arrête. Par la fenêtre, l’étang de Tau. Les lumières s ‘éteignent. Juste le vague reflet de la lune d’hiver sur l’eau. La soufflerie du chauffage s’arrête également. Silence. Juste la conscience de nos présences. Les minutes passent. Sans bruit. Sans un mot.

Juste le bout rougeoyant de ma cigarette.

Je l’écrase au jugé dans le cendrier.

Une main vient frôler la mienne.

Sans un mot, elle se lève et vient se blottir contre moi, sa joue sur mon épaule, sa main dans la mienne.

Durant de longues minutes, rien d’autre que nos respirations ne trouble le silence.

Je ne sais pas vraiment comment réagir. Je suis timide, en fait.

Puis, elle bouge un peu. Son visage, que je ne vois pas, se tourne vers le mien. Je me penche vers elle, et nos lèvres se rencontrent. Un long baiser, hésitant, commence. S’affirme. Nos lèvres, nos langues font connaissance. Sans un mot.

Nos mains commencent à courir sur nos corps. Puis, peu à peu, à nous dénuder.

Pendant que ma main, passant sous son soutien-gorge, le relevant, je commence à la caresser, la sienne, maladroitement, commence à ôter les boutons de ma braguette, tendue par mon désir.

La nuit, et le silence de ce train arrêté en pleine campagne nous entoure.

Commence alors la découverte de nos corps. Dans la nuit. Avec les mains, avec la peau, avec la bouche.... Et le risque de voir s’ouvrir la porte du compartiment.

Puis, sur la moleskine verte, pas très ragoûtante de la banquette, commence le lent ballet.

Le pâle reflet de la lune sur l’étang proche ne suffit pas pour que nous puissions nous voir. Ce sont tous nos autres sens qui nous découvrent. Etrange. Chaque millimètre carré de peau devient d’une sensibilité exacerbée. Nous ne faisons aucun bruit. Seules les respirations....

Dans cette bulle du temps, et de l’espace, nous avons joué, joui de nos sensations. Presque une heure. Lorsque la lumière est revenue et que le train est reparti, elle avait posé sa tête sur mon épaule, et somnolait.

Arrivés à destination, toujours sans un mot, nous nous sommes quittés. Elle remontait vers la Comédie, et moi vers le boulevard Henri IV. Un léger sourire, un geste de la main....

Je ne connais même pas son prénom.

    Débat politique par Johnny , Août 2004

    La parole est à l’opposition : "Le gouvernement a fait une campagne médiatique pour nous assurer que le dispositif était prêt pour accueillir une nouvelle canicule. Mais qu’a-t-il fait contre les orages ? RIEN ! Combien de femmes devront mourir en Ardèche avant que Monsieur le nouveau ministre de la santé s’adresse aux français pour les rassurer, et pour leur dire que la République veille encore sur eux ? COMBIEN ?"


    Suisside Social par Eric Num , Juin 2005

    SUISSE - A partir du 20.6.2005 la limite autorisée du taux d’alcoolémie de 0.5 pour mille sera relevée à son niveau précédent, à savoir 0.8 pour mille. En effet, une étude de l’EPF Zurich démontre que depuis l’introduction de la limite 0.5, le nombre d’accidents a sensiblement augmenté ceci particulièrement tard dans la nuit ainsi que les week-ends.

    Après examen approfondi des statistiques, il s’avère que la cause principale de cette augmentation réside dans l’accroissement du nombre d’hommes qui ne prennent plus le volant en état d’ébriété, préfèrant laisser ce dernier à leur femme...

    Note : Le Politburo des vérifications du Zine confirme la main sur le coeur que c’est faux.


    Bienvenue dans la Francix par Johnny , Avril 2004

    Aujourd’hui, en me fondant dans la foule d’anonymes travailleurs, en prenant un métro bondé, en parcourant les couloirs qui nous assomment de messages réguliers dits sur un ton simple et courtois appelant les usagers à la vigilance et à la collaboration, en voyant les affiches publicitaires de taille conforme à l’original, en attendant mon tour pour passer dans les tourniquets qui font "bip", j’ai eu l’impression de faire parti d’une armée de robots commandée par un fou.


    eau rage, eau désespoir... par Phiip , Mars 2004

    Sur Mars, la NASA estime que la planète était, en partie, recouverte d’eau, donc un environnement propice à la vie.

    Les Américains viennent de découvrir que l’eau est un environnement propice à la vie.

    Peut-être que ça les amènera à réfléchir sur la manière dont ils la salopent sur Terre.



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