Le deuxième numéro de S’abrutir, pour s’abrutir encore plus qu’avec le premier.
Garanti sans neurones ajoutés.
Dans cette édition, beaucoup de sujets people, encore plus racoleurs que dans le numéro précédent !
Tout dÂ’abord, coup de tonnerre dans lÂ’atmosphère vaseuse des élections américaines ! Alors que Bush et Kerry croisent le fer, un nouveau candidat fait mystérieusement son apparition.
Françoise Sagan : dans son testament, elle dévoile son terrible secret.
Bernadette Chirac : cÂ’est incroyable mais vrai ! Malgré son âge avancé, elle est encore super bien foutue.
Enfin, parce quÂ’à SÂ’Abrutir, on est vachement sérieux, une vraie info sur les police d’assurance mariage.
Alors bonne lecture ! Et nÂ’oubliez pas répandre autour de vous la devise de notre mag :
"NÂ’est pas abruti qui veut !"
Nombreuses sont les pratiques de divination. Mais il faut bien le constater, hélas, les méthodes n’ont guère évolué dans l’ensemble, bien qu’apparaissent ici et là quelques systèmes plus adaptés au monde moderne.
Pour nos lecteurs, nous avons voulu en savoir plus et nous sommes prêtés de bonne grâce à une séance de divination par les catalogues de fournitures de bureau.
Le procédé est simple et ressemble à d’autres formules éprouvées : ici, au lieu d’ouvrir au hasard une page de la Bible, on feuillette un catalogue de fournitures de bureau, qui, par rapport à une Bible ou tout autre texte sacré, a l’avantage de répertorier des objets aussi contemporains que des ordinateurs, des machines à café ou des destructeurs de papier.
Le résultat ? époustouflant ! Notre consœur, qui a fait le reportage, est aujourd’hui en arrêt maladie ! Mais laissons-la raconter la séance.
Premier étonnement, au lieu de l’atmosphère sombre et moite commune à tous les voyants, je me retrouve dans une pièce claire et lumineuse aux murs blancs, sentant bon le désodorisant. Les meubles sont en verre, les fauteuils des visiteurs sont signés Breuer et un petit ordinateur portable, que mon consultant utilisera pendant la séance, repose sur le bureau. Pour me mettre à l’aise, le voyant, ou plutôt le « consultant en divination » [1], un bel homme aux cheveux courts soignés arborant des lunettes sans montures et un costume-cravate, me propose d’entrée de jeu un gobelet de café. Je ne dis pas non, un peu intimidée malgré tout. Il me demande quel catalogue je préfère, puis m’explique comment faire :
« Vous allez ouvrir au hasard trois pages, elles vous donnent la prédiction générale. Ensuite, il restera la quatrième page, celle qui décide de tout et précise les tirages précédents. »
Je commence par tomber sur la page des machines à relier :
signe des rencontres, puis sur celle des machines à café.
« Cela se confirme, vous allez rencontrer quelqu’un qui sera très important dans votre vie, les machines à café symbolisent généralement la sociabilité. Un mariage ou un PACS pourrait même être en vue, mais continuez, voyons la troisième page... Les tampons et les cachets ! Le symbole de l’administratif et des formulaires, votre tirage est très cohérent !
Encore un café ? La quatrième page réclame plus de concentration que les autres. »
Je me voyais déjà sortant de la mairie en robe blanche et grande pompe aux bras d’un homme en habit gris souris, lorsque, patatras, j’ouvre la page des produits pour WC. Le consultant en divination semble interloqué lui aussi, puis perplexe. Il se ressaisit, me lance un grand sourire et me délivre la prédiction finale.
« L’oracle est parlant. Notre première interprétation était erronée. En fait vous allez avoir une gastro, tout y est : la machine à relier symbolise le temps pendant lequel vous n’allez pas pouvoir vous éloigner des toilettes sans risque, il s’agit bien d’un lien très fort, la machine à café, hum enfin je n’entrerai pas dans les détails n’est-ce pas.
Quant aux cachets, ici ils signifient que vous irez consulter un médecin et font référence à l’ordonnance qu’il vous délivrera ainsi qu’au traitement.
Rassurez-vous, c’est bénin et ça guérit plus vite qu’un mariage. »

C’est bizarre, mais depuis que je suis allée le voir, je me sens pas très bien...
Tout le monde se souvient de Françoise Sagan, la fille qui parle trop vite à la radio ou à la télé, et qui a écrit un roman à succès et plein d’autres après, beaucoup moins bien. Hé bien Françoise est en fait la fille de deux extra-terrestres qui un jour, avaient cherché un raccourci que jamais ils ne trouvèrent.
(hooooooooooooo...)
René Wxjkypz et Marthe Kjhtghhxk avaient décidé de prendre des petites vacances à Paris pour faire une cure de monoxyde de carbone afin de se changer de l’atmosphère chargée en acide sulfurique de UP561, leur planète natale. Déguisés en terrestres, et affublés du Guide du Spatiotard, ils sillonnèrent la capitale, s’extasiant devant le goût fantastique de l’eau de la Seine, les effluves merveilleuses des égouts parisiens, et les couchers de soleil violet symptomatiques d’une atmosphère chargée en carbone et en ozone.
Après une ballade romantique et gastronomique en barque dans les égouts, René et Marthe burent un peu plus d’eau putride que recommandé si on souhaite rester parfaitement lucide. L’enthousiasme aidant, ils décidèrent de s’écarter des sentiers battus et recommandés du Spatiotard, et partirent faire la tournée des boîtes de nuits parisiennes.
Première surprise : non seulement les boîtes de nuit n’étaient pas des boîtes, mais en plus il n’y avait pas de nuit dedans !! A la différence notable des boules à neige qui contiennent de la neige et qui sont bien en forme de boules, René et Marthe les collectionnaient d’ailleurs, même s’il leur manquait les boules des Egouts, celles des Catacombes et celles du ciel pollué. Ils arrivèrent aux Bains avec leur serviette et leur maillot, pour se voir brutalement traités par un Maure visiblement émancipé qui gardait la porte. Vexé, René échangea discrètement, grâce à ses pouvoirs mentaux et télé kinésiques, le cerveau du Maure avec celui du petit roquet qui aboyait devant la porte de l’entrée de service depuis une demi-heure. Grossière erreur, puisque, après 2 secondes de perplexité canine, le Maure le mordit violemment en réponse et se rua à l’intérieur à quatre pattes en aboyant comme un fou. René et Marthe s’éclipsèrent discrètement au milieu des gens qui sortaient de la boîte de non-nuit (donc) en hurlant et en se tenant les mollets.
Par contre, il leur fut très aisé de rentrer au Queen, où l’atmosphère bon-enfant leur plut immédiatement. Marthe transforma leurs vêtements pour faire couleur locale, et sortit discrètement une petite fiole qu’elle avait remplie dans les égouts pour finir la soirée en grande pompe, parce que l’alcool terrestre c’est bien, mais si on veut vraiment être bourré et qu’on a pas d’acide sulfurique à portée de main, rien ne vaut de l’eau chargée au plomb, aux métaux lourds et aux nitrates divers.
René et Marthe ne devaient pas avoir un excellent souvenir de la soirée, mais il leur resta des bribes éparses :
René avait chanté WMCA à tue-tête avec ses dessous de bras sur la scène, et avait été ovationné par le public ;
Harcelé par ses fans, il avait consentit, parce qu’il était gentil, à se reproduire avec deux d’entre eux de type femelle, mais il fut très surpris de ne pas voir apparaître de progéniture [1].
Perplexe devant sa nouvelle impuissance, René décida de vérifier sur Marthe si ça marchait toujours. Ca marchait toujours.
Cinq minutes plus tard, Françoise Sagan naissait.
Dix minutes plus tard, René vomit un curieux mélange d’égouts, de métaux lourds, de produits WC et de Don Pérignon.
René et Marthe furent ensuite éjectés du Queen par des videurs un peu surpris par leurs pouvoirs de vomi et de reproduction.
Françoise Sagan, oubliée au Queen, fut emmenée au poste de police puis à l’orphelinat où on lui trouva vite de nouveaux parents.
Françoise Sagan écrivit "Bonjour Tristesse" où elle explique [2] les effets négatifs de l’alcool et de la pollution aux métaux lourds sur l’homme, et pourquoi il ne faut pas mélanger le plomb et les nitrates, et pourquoi les extraterrestres sont nos amis, mais faut faire gaffe quand même à ce qu’ils ne se reproduisent pas dans notre dos.

Françoise Sagan a rejoint UP561 le 24 septembre 2004.
A l’occasion de la parution de photos érotiques dans le magazine Max, c’est dans un salon de l’Elysée, modeste demeure où elle vit en colocation, que Bernadette Chirac nous donne rendez-vous.
Tailleur mauve à rayures, coiffure abracadabrantesque, un sac à mains tenu en laisse, c’est en toute décontraction que Bernadette Chirac s’avance vers nous, avec cette démarche altière et bigote qu’on lui connaît.
Avant de s’asseoir elle reste un long moment immobile, la bouche ouverte. Après quelques regards circonspects, nous nous décidons à glisser une pièce jaune dans la fente.
Elle la referme puis s’enfonce dans un fauteuil. Elle croise les jambes ; le supplice commence.

S’abrutir : La France avait de vous une bonne image de vieille effarouchée, pourquoi donc ce revirement ?
B.C : Je ne change pas d’image, je la rectifie. Après des années de pâtisseries aussi gratuites que calorifiques, beaucoup m’imaginaient avec un corps graisseux et boursouflé de bourrelets disgracieux. Avec ces photos, je tenais à rassurer l’opinion publique. On peut s’empiffrer et rester belle.
S’abrutir : Pourtant, en vous voyant, on ne peut s’empêcher de penser que ces photos ont été retouchées.
B.C (gênée) : Oui... je dois l’avouer. Le photographe a dû enlever quelques touffes de cheveux, elles ne tenaient pas dans le cadre.
S’abrutir : Ces photos ne sont-elles pas non plus une manière de vous affranchir de la politique, de votre mari ? Les deux semblent inconciliables ?
B.C : Oui et non. Vous savez, on m’a attribué de nombreuses images : « femme sac à mains », ou « femme tronc » (ceux de l’église, des pièces jaunes), « femme tailleur », « femme Chubaka », « femme à lunettes ». Mais je serai toujours une « femme de ». Rien d’incompatible non plus avec l’érotisme, on ne fait pas de la politique si l’on n’aime pas séduire ! Là, j’ai mis les pieds dans le plat.
(Sourire. Elle montre le cliché où elle est allongée à côté d’une tête de veau).
S’abrutir : Comment cette idée vous est-elle venue ?
B.C : Suite à une coloscopie. Vous savez, seule la beauté intérieure compte, et j’ai trouvé que les plis de mes intestins étaient le reflet de mon corps. Une sorte de perfection artistique... Le photographe fut ravi de me prendre pour modèle.
S’abrutir : A propos de modèle, à qui auriez-vous aimé ressembler ?
B.C : Marie Antoinette, je crois, à cause des pâtisseries. Mais bon, elle fut décapitée, alors...
S’abrutir : Coupée au niveau du buste, façon Marianne, ce serait joli.
B.C : Oui, ce peut être charmant.
S’abrutir : Ou bien une compression de César.
B.C (sceptique) : Plus moderne...
S’abrutir : Ou encore clouée vive sur une croix.
B.C : Je préfère, c’est plus pieux.
S’abrutir : Revenons-en à la politique, certaines mauvaises langues suggèrent que cette opération de communication servirait les intérêts politiques de votre mari. Que leur répondez-vous ?
B.C : Les mauvaises langues me font rire.
S’abrutir : Où ?
B.C : Là.
S’abrutir : Ici ?
B.C : Plus bas... Non, arrêtez... Hihi... [1]
Notre envoyé spécial s’est rendu en Chine pour tester in situ la toute nouvelle police d’assurance contre les loupés du mariage proposée par la société Ping’an.

Voici quelques extraits de son journal.
Jeudi 28 septembre
Aujourd’hui, à la rédaction, on a tiré à la courte paille. Pas de bol ! C’est moi qui pars.
Lundi 7 octobre
Après 20 heures d’un interminable voyage, me voici enfin à Shanghaï. Vite ! Une épouse ! Qu’on en finisse !
Mardi 8 octobre
Suis passé à l’agence matrimoniale " 如果您想要擊穿我的玉洞, 給貨幣 " [1]. M’ont fait remplir un questionnaire de 53 pages sur mon passé, mon présent et mon futur. Il paraît que c’est la procédure habituelle. Soit. Leur ai bien expliqué que j’étais extrêmement pressé de me marier. M’ont rétorqué en rigolant :
Avec le temps et la patience, la feuille de mûrier devient satin.
Mardi 18 octobre
Toujours rien en vue. Me suis pourtant inscrit dans la totalité des agences matrimoniales de la ville. A Paris, Ginette s’impatiente. Elle a piqué une crise au téléphone.
Dis donc ! Elle n’en finit pas ta révolution ! Et pis comment ça se fait qu’on en parle même pas à la télé ?
Mercredi 30 octobre
RAS. Ginette se montre de plus en plus soupçonneuse.
Tu te fous de moi ? Et d’abord, pourquoi ils en parlent pas aux infos ?
Jeudi 12 novembre
Enfin ! On m’a trouvé une épouse. Elle est pas franchement gironde, mais c’est pour la bonne cause. Lorsque j’ai demandé à l’agence s’ils n’avaient pas mieux à me proposer, m’ont répondu en rigolant :
J’étais furieux de n’avoir pas de souliers ; alors j’ai rencontré un homme qui n’avait pas de pieds, et je me suis trouvé content de mon sort.
C’est qu’ils commencent à me courir sur le haricot avec cette manie de te sortir des proverbes à tout bout de champ !
Dimanche 15 novembre
Le mariage est fixé pour dimanche prochain. C’est pas trop tôt ! Ai aussitôt contracté la fameuse police d’assurance contre les accidents de mariage. Ma future belle-famille est fébrile. Elle s’imagine avoir tiré le gros lot. Hé Hé hé. Suis déterminé à faire faire tout mon possible pour que ça foire. Vivement que je rentre à la maison ! Surtout que Ginette est de plus en plus méfiante.
J’aimerais bien savoir ce que tu traficotes. Marcel, dis moi la vérité ! Qu’est-ce que tu mijotes là-bas ?!
Celui qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit, lui ai-je déclaré.
Pauv’ tache ! m’a t’elle riposté.
Dimanche 21 novembre
On y est ! Ai dressé mon plan d’attaque :
Lundi 22 novembre
Me suis planté lamentablement. Tout a été de travers.
Pour commencer, Li Xia [2] n’a pas tiqué le moins du monde lorsqu’elle s’est aperçue que sa robe était abîmée.
Peu importe les apparences ! Coeur gâté, bouche puante ! s’est-elle joyeusement esclaffé.
Ensuite, les voyous sur lesquels je comptais tant m’ont royalement entubé. Bien qu’ayant empoché leur avance, ils ne se sont jamais pointés à la noce.
Et puis figurez-vous que belle-maman est ceinture noire de kung-fu.
Qui sème le vent récolte la tempête, a t-elle gaiement déclamé après avoir, ni une ni deux, terrassé mon pauvre homme de main.
Enfin, croyez-le ou non, personne n’a été malade, excepté moi. J’ai d’ailleurs passé ma nuit de noce dans les toilettes de l’hôtel Hilton, sous les encouragements hilares de Li Xia.
Courage mon mari ! La porte la mieux fermée n’est-elle pas celle que l’on peut laisser ouverte ?
Mais le pire, c’est lorsque Ginette a débarqué à l’improviste, avec tambours et trompettes.
Salaud ! Enfoiré ! Zoophile ! J’en passe et des meilleures ! Ahhh !!!! Ben tu t’embêtes pas toi, au moins !
Mon Dieu. Ginette. Mais comment ?... Ginette, ma puce. Comme le dit le proverbe chinois, une seule femme pour la vie, non ça ne suffit pas [3]
Inutile d’insister ! Je demande le divorce.
Conclusion : Ne vous mariez pas les gars ! Même avec une assurance, le mariage, c’est qu’une source d’emmerdes [4].
Eh oui, le grand gagnant du grand jeu concours organisé cette année par les grands électeurs Américains est... je vous le donne en mille...
NOTRE MYSTERIEUX CANDIDAT !!
C’est durant la nuit d’Halloween, sous les yeux de milliers de téléspectateurs, et en présence des trois postulants, qu’a eu lieu le tirage au sort qui pour une fois, n’était pas truqué. L’heureux gagnant, sourire aux lèvres, s’est immédiatement rendu à son nouveau domicile après avoir reçu les clés de la Maison Blanche. Ceci afin de mettre sans attendre la nouvelle équipe ministérielle au travail, car - je cite - Le travail, c’est bon pour la santé ; ne rien faire, c’est la conserver.

Les services d’ordre, ébaudis, ont ainsi vu débarquer Mysterious Man, comme le surnomment les médias, accompagné de toute sa smala : son épouse et les copines de son épouse ; ses enfants et les copains de ses enfants ; et puis le chien des enfants, le chat des enfants, le poney des enfants, la tortue des enfants, le poisson rouge des enfants, etc.
A peine était-il installé que déjà des bruits couraient selon lesquels les copines de son épouse n’étaient autres que ses concubines, ce que le nouveau président a formellement démenti, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au pied levé.
Mon parti n’a d’autre ambition que de gouverner proprement notre beau pays, a t-il déclaré. C’est pourquoi j’invite solennellement le peuple Américain à bannir toute lessive qui ne serait pas produite par l’entreprise Procter & Gamble. Et je ne dis pas ça parce que ce fut le principal sponsor de ma campagne.
Michael Moore a immédiatement réagi en appelant tous les vrais patriotes à entamer une grève de la propreté.
Quand notre pays sentira tellement mauvais que plus personne ne voudra y mettre les pieds, peut-être alors que nos gouvernants se résigneront à ne plus laver leur linge sale en famille, a t-il affirmé.
Toutefois, cela ne répond pas à la question cruciale de nombreuses mères de famille : lessive en poudre, en tablette ou liquide ?
Après tout, peu importe, rétorque la redoutable journaliste Arielle Phosphate dans sa chronique quotidienne du New York Times. Le progrès véritable, ce serait l’invention d’un président biodégradable, 100% nature, recyclable et respectueux de l’environnement. Bref, un président qui nous prendrait pas pour des cons ! Eh bien vous savez quoi ? C’est pas demain la veille...
Quoiqu’il en soit, aux quatre coins des States, et même dans les lieux les plus reculés comme Bagdad-City ou Tikrit-Land, des centaines de ménagères Américaines ont d’ores et déjà sacrifié leurs vieilles boîtes de lessive dans d’immenses feux de joie, montrant ainsi publiquement leur soutien inconditionnel à Mysterious Man.
C’est donc sous d’excellents auspices que notre mystérieux président entame la longue route de son investiture au sommet de l’état, et ce, pour la plus grand gloire de l’Amérique.
God bless America !
A noter que les deux perdants ont reçu une magnifique encyclopédie en lot de consolation.
Enfin le numéro deux de s’abrutir, avec une interview exclusive de Bernadette Chirac, tout sur l’homme mystère des élections américaines, des révélation exclusives sur Françoise Sagan et des jeux et divertissements !
Un numéro indispensable.
Serons-nous à la hauteur de vos attentes dans le n° 2 de S’Abrutir ?
Seuls vous, chers lecteurs, détenez la réponse à cette lancinante question... En tous les cas, nous l’espérons.
Dans cette édition, beaucoup de sujets people, encore plus racoleurs que dans le numéro précédent !
Tout d’abord, coup de tonnerre dans l’atmosphère vaseuse des élections américaines !
Alors que Bush et Kerry croisent le fer, un nouveau candidat fait mystérieusement son apparition. Inconnu jusqu’alors, refusant catégoriquement de dévoiler son identité, sa popularité est en passe de faire exploser les sondages. Selon une récente enquête du Times, il fait l’unanimité auprès des ménagères WAP [1] de moins de 50 ans.
"Il est beau, il est blond, il est blanc, quoi de plus sexy ?" affirme Britney Spears.

Françoise Sagan : dans son testament, elle dévoile son terrible secret
Ses parents n’étaient pas ceux que l’on croyait. On comprend mieux l’effroyable descente aux enfers dans lequel elle a plongé toute sa vie durant, et ce jusqu’à la fin, voire même encore plus loin.
"Si je me défonçais à la coke, c’était pour oublier que papa était vert avec des antennes et que maman... Oh, maman, c’était encore pire", confesse-t-elle.
Bernadette Chirac : c’est incroyable mais vrai !
Malgré son âge plus qu’avancé, elle est encore super bien foutue. L’église est scandalisée.
"C’était pour gagner de l’argent de poche", se défend-elle. "Chichi est super fier. Il me soutient à 100%, concrètement en plus, avec les mains."
Les nouvelles polices d’assurance contre les loupés du mariage
Enfin, parce qu’à S’Abrutir, on est vachement sérieux, une vraie info sur la police d’assurance spécifique qui vient d’être lancée par la compagnie d’assurance chinoise Ping’an. En cas de problème lors de leur mariage, comme par exemple un empoisonnement dû à de la nourriture avariée fournie par le traiteur, les mariés peuvent obtenir des dédommagements allant jusqu’à 180.000 yuans [2] et les invités peuvent être indemnisés à hauteur de 20.000 yuans [3] selon la gravité du sinistre. Drôlement malin, hein ?!
Et bien sûr, dans notre rubrique divertsissement, vous allez trouver :
des mots croisés (niveau moyen à intermédiaire) ;
un horoscope un peu spécial (la divination par les catalogues de fournitures)...
Alors bonne lecture ! Et n’oubliez pas de répandre autour de vous la devise de notre mag :
"N’est pas abruti qui veut !"